OUI LES LANGUES

24 nouveaux termes et définitions parus au Journal officiel le 21 septembre 2017

COMMUNIQUÉ

24 nouveaux termes et définitions

dans les domaines de l'économie et des finances
sont parus au Journal officiel le 21 septembre 2017

Retrouvez plus de 7 600 termes publiés au Journal officiel
sur le site FranceTerme.culture.fr 
 

  La langue française offre des termes clairs et compréhensibles pour rester en phase avec les avancées scientifiques, même les plus complexes. Destinés notamment aux professionnels, administrations, traducteurs ainsi qu'aux médias, ces termes et leurs définitions  permettent à la fois de rendre accessibles au plus large public des notions et des réalités nouvelles issues de la recherche et de transmettre le savoir dans notre langue.

Toute l'année, pour garder notre langue vivante et apte à nommer les innovations scientifiques et techniques, un réseau d'experts propose à la Commission d'enrichissement de la langue française des termes nouveaux et des définitions qui, une fois validés par l'Académie française, paraissent au Journal officiel et sont rendus accessibles à tous sur le site FranceTerme.



-   Assurance :
    clause-relais
    contrat d'assurance titrisé
    garantie subséquente
    obligation-catastrophe
-  Économie et gestion d'entreprise :
    criblage
-  Économie générale :
    criblage
    économie sociale et solidaire
    externalité
    impatrié, -e
    indicateur présomptif d'imposition
    observance fiscale
    prix de transfert
    régime privilégié des brevets
-  Finance :
    antétransaction
    branche d?un contrat d?échange
    cadrage prospectif
    contrat d'échange
    contrat d'échange sur actions
    contrat d'assurance titrisé
    contrat d'échange de taux d'intérêt variables
    cours de change à terme
    finance parallèle
    financement participatif par prêt
    obligation convertible conditionnée
    obligation-catastrophe
    prêt participatif
    taux d'intérêt à terme
 





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Depuis 2005 la langue française a-t-elle raté le coach ?

 Au Journal officiel du 22 juillet 2005, la Commission générale de terminologie et de néologie (aujourd’hui Commission d'enrichissement de la langue française) donne sa recommandation sur les équivalents français du mot coach. Et il y en a ! tant pour le substantif que pour le verbe dérivé ! Bon courage à ceux qui souhaitent encore ranger le coach au garage et parler français !

Emprunté à l'anglo-américain, le terme coach, qui dérive lui-même de coche, d'abord utilisé dans le monde du sport pour désigner un entraîneur, s'est progressivement étendu, ainsi que ses dérivés coaching et coacher, au domaine des entreprises pour la formation et le perfectionnement du personnel. Il envahit désormais la sphère privée et s'applique à de multiples sortes de formation et de conseil proposées aux individus et touchant au développement personnel (life coaching).

Véritable phénomène de mode, le coaching est une profession en pleine évolution et en pleine expansion. Il donne lieu à un diplôme d'université et touche depuis peu à l'administration, dans le cadre de la formation continue.

  Des équivalents français sont déjà recommandés officiellement, notamment dans le domaine du sport : entraîneur, pour coach (JO du 22 septembre 2000), et dans celui de l'économie d'entreprise : mentor et mentorat (JO du 26 mars 2004). Dans les universités, les termes tuteur et tutorat ont reçu consécration, de même que moniteur de santé en médecine.

  L'emploi du terme mentor et de son dérivé mentorat semble bienvenu et doit pouvoir être étendu à plusieurs domaines autres que celui de l'entreprise. En effet, quel que soit le secteur où s'exerce cette activité en vogue, il s'agit d'une prise en charge individuelle ou collective des personnes, suivant des techniques de conseil et d'accompagnement personnalisé, en vue d'améliorer des comportements, de surmonter des difficultés et d'atteindre des objectifs professionnels ou de trouver un épanouissement personnel.

  Toutefois il convient de ne pas se priver de termes traditionnels parfaitement adaptés, comme entraîneur dans le domaine sportif ou répétiteur dans celui du spectacle ou de la musique, et se restreindre à une seule série lexicale, alors que ce champ sémantique est couvert par de nombreux verbes tels accompagner, aider, assister, conseiller, encadrer, entraîner, former, guider, soutenir, suivre…, qui peuvent parfaitement décrire l'activité du coach, de même qu'un seul verbe ne résume pas la fonction de maître ou de tuteur.

  Au Canada, pays touché depuis longtemps par ce phénomène, coaching a pour équivalent assistance professionnelle ou accompagnement professionnel.

Au Québec, le terme qui a été retenu pour coaching est accompagnement individuel et,  pour coacher,  le terme accompagner. 

  En conclusion, la Commission générale recommande d'utiliser les termes d'usage courant déjà implantés dans le domaine du vocabulaire considéré. Si le domaine est général, les termes accompagnement et accompagner, et, dans les cas où le domaine est plus précis, les termes mentor et mentorat.

 

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Québec : Ordre des francophones d’Amérique et Prix du 3-Juillet-1608

L’Ordre des francophones d’Amérique est une distinction décernée annuellement depuis 1978 par le Conseil supérieur de la langue française. Les insignes de l’Ordre sont constitués d’une médaille et d’une fleur de lys stylisée portée à la boutonnière, qui représente le symbole de l’Ordre.

Le Prix du 3-Juillet-1608 commémore la fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain et rappelle son importance historique pour les francophones d’Amérique. Par ce prix, le Conseil supérieur de la langue française veut rendre hommage à une organisation œuvrant en Amérique du Nord qui a rendu des services exceptionnels à une collectivité de langue française et à l’ensemble de la francophonie nord-américaine. Le Prix est constitué d’une œuvre d’art réalisée par un artiste québécois et d’une plaque commémorative gravée au nom de l’organisation lauréate.

Les récipiendaires et l’organisation lauréate reçoivent également un parchemin calligraphié, signé par le premier ministre du Québec, par le ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française ainsi que par le président du Conseil supérieur de la langue française.

Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter le site Web du Conseil sous l’onglet Prix et distinctions.

Source : Conseil supérieur de la langue française

Téléphone : 418 643-2740

Courriel : cslf@cslf.gouv.qc.ca

Site Web : www.cslf.gouv.qc.ca

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Merci à l'internaute qui m'a remémoré ces succulentes images sonores d'antan !

Les langues ont été, sont et seront toujours vivantes, n'est-ce pas ? Voici ce que le blondinet qui regarde l'heure sur la célèbre photo de Robert Doisneau devait entendre autour de lui :

-        Regarde-moi ça, t’es fagoté comme l’as de pique

-        Attention à n’pas te casser la margoulette !

-        Ils se sont encore monté le bourrichon !

-        Dis, je ne vais pas t’attendre jusqu'à la Saint Glin-Glin !

-        Doucement, ya pas le feu au lac !

-        Peu importe, c'est kif-kif bourricot !

-        Il est bientôt midi, faut qu’j’aille faire les commissions !

-        Laisse, ça n’tombera pas plus bas que par terre !

-        Garde tes vingt sous, ya pas d’petites économies !

-        Ben, on n'est pas sorti de l'auberge.

-        On ne va quand même pas en faire tout un fromage !

-        Je l’ai acheté parce que c’était en réclame.

-        Attends, faut pas mettre la charrue avant les bœufs !

-        Sans attendre, il a pris la poudre d'escampette.

-        Avec trois pernods, il va être beurré comme un Petit Lu !

-        Elle fait encore une tête de six pieds de long !

-        Attends, on n'est pas aux pièces !

-        Aussitôt dit, aussitôt fait, ça n’a pas fait un pli !

-        À traîner comme ça, il file un mauvais coton !

-        Quand même, faudrait pas brûler la chandelle par les deux bouts !

-        Vous savez, elle a payé rubis sur l’ongle !

-        Allez, on va faire ça à la bonne franquette !

-        Bon, parlons peu, mais parlons bien !

-        Tu sais, faut pas pousser Mémé dans les orties !

-        Elle a fait ni une ni deux !

-        Encore un(e) qui veut péter plus haut que son … !

-        Pas la peine de chercher midi à 14h !

-        Il a une descente que je n’aimerais pas remonter à vélo !

-        T’es déjà revenu, eh ben si tu y as pondu tu n’y as pas couvé !

 

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De Paris à Paris en 24 heures : Pari réussi pour le Tour du Monde de la Francophonie avec ses couleurs et ses accents !

Ça y est, TV5Monde vient de réussir un exploit, qui n’a peut-être pas fait exploser l’audience des médias français - l’hexagone a des murs tellement épais pour la majeure partie de l’intelligentzia parisienne – mais qui aura sans aucun doute un bel impact sur les francophones des cinq continents. Il y a ceux qui ont le français pour langue maternelle, ceux qui l’ont reçu en héritage d’une époque coloniale ou de protectorat et qui le partagent désormais avec une langue plus proche de leurs racines, ceux qui l’ont appris ou qui l’apprennent pour des raisons professionnelles ou culturelles.

Grâce aux animateurs motivés et aux invités judicieusement choisis, l’émission a bien mis en valeur le besoin croissant de francophonie dans certains pays, notamment en Asie, tandis que les départements et territoires d’outre-mer sont parvenus à revaloriser les langues indigènes, le créole et les langues des cultures d’immigration. Lahore, trésor du Pendjab, 2è ville du Pakistan, a besoin de professeurs de français pour satisfaire les demandes d’inscription aux cours de l’Alliance Française et appelle les entrepreneurs francophones à s’investir dans le pays. À Pondichéry (புதுச்சேரி en tamoul), six mille habitants ont la peau indienne et un passeport français, situation découlant des anciens comptoirs, et le lycée français est le plus grand de l’Asie méridionale. Au département français de la Réunion, c’est le créole qui a maintenant droit de cité, non pas pour supplanter le français, mais au contraire, pour améliorer de façon décomplexée l’apprentissage des deux langues, les écoles mettent en place des classes bilingues...

Le clou de la journée est réservé au plus grand pays francophone de la planète : le Congo-Kinshasa avec ses 80 millions d’habitants. Au côté du français langue officielle, il y a 4 langues nationales, le lingala, le kikongo, le swahili et le tshiluba, qui sont toutes des langues bantoues. L’un des invités a dit que les Congolais étaient tous copropriétaires de la langue française.

TV5 a en quelque sorte réussi à réaliser, à l'échelle de la planète, une assemblée des copropriétaires de la langue de Molière.

 

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TV5monde : Bravo à Yves Bigot pour le Tour du Monde de la Francophonie

Yves Bigot, directeur-général de la chaîne francophone, nous propose ce programme événementiel innovant : 25h de direct, 23 destinations, 5 continents : une émission inédite destinée à marquer de manière spectaculaire la présence sur les cinq continents de TV5MONDE et de la francophonie, avec Paris dessiné par le créateur de mode Jean-Charles de Castelbajac !

  • Coup d’envoi : jeudi 21 septembre à 13h00.
  • Destinations : Paris, Abidjan, Genève, Bruxelles, Cayenne, Basse-Terre, Montréal, la Nouvelle-Orléans, Plamondon, Vancouver, Papeete, Auckland, Nouméa, Sydney, Séoul,  Pékin,  Phnom-Penh,  Mumbai,  Lahore,  Saint-Denis de La  Réunion, Antananarivo, Beyrouth et Kinshasa.
  • Fin de l’émission : vendredi 22 septembre à 14h00

Voici un extrait de l’entretien de M. Yves Bigot :

 Le français est avec l’anglais la seule langue présente sur les cinq

continents, nous voulons célébrer sa vitalité, et celle des francophones,

leur jeunesse, leur énergie, leur modernité, leurs initiatives,

dans tous les domaines, culturels, économiques, humanitaires, où

qu’ils se trouvent, qu’ils soient expatriés, francophiles ou autochtones.

Nous partageons cet objectif avec Michaëlle Jean, Secrétaire

générale de l’Organisation internationale de la Francophonie,

autre partenaire de cette opération majuscule et avec le réseau des

Alliances Françaises dans le monde.

Avec ses 354 millions de foyers vérifiés et vérifiables dans le monde,

répartis dans 198 pays, TV5MONDE est le lien entre tous les francophones,

leur point de rencontre, et cette émission spectaculaire

et itinérante l’affirme et le revendique haut et fort. Si nous avons

choisi d’ajouter une « 25e heure » sur le même fuseau horaire que

Paris à Kinshasa, c’est justement pour célébrer la force de la Francophonie

dans la plus grande ville francophone au monde, dans

le plus grand pays francophone, la République démocratique du Congo, là où TV5MONDE réalise ses plus importantes audiences.

Voir le fichier pdf présenté sur le site TV5MONDE pour une présentation riche du Tour du Monde.

Au programme du

Le 21 septembre

1.    PARIS, France
Présenté par Guillaume Durand et Silvia Garcia
TV5MONDE
Jeudi 21 septembre à 13h00 à Paris

2.    ABIDJAN, Côte d’Ivoire
Présenté par Caroline Dasylva et Jean-Michel Onnin.
RTI
Jeudi 21 septembre à 14h00 (12h00 heure locale)

3.    GENÈVE, Suisse
Présenté par Darius Rochebin et Michel Cerutti.
RTS
Jeudi 21 septembre à 15h00

4.    BRUXELLES, Belgique
Présenté par Élodie de Sélys.
RTBF
Jeudi 21 septembre à 16h00

5.    CAYENNE, Guyanne
Présenté par Leilia Chérubin et Marie-Claude Thébia.
FTV OUTRE-MER 1ère
Jeudi 21 septembre à 17h00 (12h00 heure locale)

6.    BASSE TERRE, Guadeloupe
Présenté par Lise Dolmare.
France O/ FTV OUTRE-MER 1ère
Jeudi 21 septembre à 18h00 (12h00 heure locale)

7.    MONTREAL, Canada
Présenté par André Robitaille.
Radio Canada
Jeudi 21 septembre à 19h00 (13h00 heure locale)

8.    NOUVELLE-ORLÉANS, États-Unis
Présenté par Didier Allouch.
Jeudi 21 septembre à 20h00 (13h00 heure locale)

9.    PLAMONDON, Canada
Présenté par Samuel Chiasson et Réjean Claveau.
Radio Canada
Jeudi 21 septembre à 21h00 (13h00 heure locale)

10.    VANCOUVER, Canada
Présenté par Francis Reddy.
Radio Canada
Jeudi 21 septembre à 22h00 (13h00 heure locale)

11.    PARIS, France
Présenté par Patrick Simonin.
TV5MONDE
Jeudi 21 septembre à 23h00 à Paris

12.    PAPEETE, Tahiti
Présenté par Lovaina Chapman et Emere Teiva.
FTV OUTRE MER 1ère
Jeudi 21 septembre à 00h00 (12h00 heure locale)

Le 22 septembre

13.    PARIS, France
Présenté par Patrick Simonin.
TV5MONDE
Vendredi 22 septembre à 1h00

14.    AUCKLAND, Nouvelle Zélande
Présenté par Demet Korkmaz.
TV5MONDE PACIFIQUE
Vendredi 22 septembre à 2h00 (12h00 heure locale)

15.    NOUMÉA, Nouvelle Calédonie
Présenté par Anne-Claire Lévêque.
FTV OUTRE MER 1ère
Vendredi 22 septembre à 3h00 (12h00 heure locale)

16.    SYDNEY, Australie
Présenté par Nicolas Georges.
TV5MONDE PACIFIQUE
Vendredi 22 septembre à 4h00 (12h00 heure locale)

17.    SÉOUL, Corée du Sud
Présenté par Pascale Veysset.
TV5MONDE PACIFIQUE
Vendredi 22 septembre à 5h00 (12h00 heure locale)

18.    PÉKIN, Chine
Présenté par Estelle Martin.
CCTV / CGTV
Vendredi 22 septembre à 6h00 (12h00 heure locale)

19.    PHNOM PENH, Cambodge
Présenté par Isabelle Malivoir.
TV5MONDE ASIE
Vendredi 22 septembre à 7h00 (12h00 heure locale)

20.    MUMBAI, Inde
Présenté par Nidhya Paliakara.
TV5MONDE ASIE
Vendredi 22 septembre à 8h00 (13h30 heure locale)

21.    LAHORE, Pakistan
Présenté par Slimane Zeghidour.
TV5MONDE Asie
Vendredi 22 septembre à 9h00 (12h00 heure locale)

22.    SAINT-DENIS, La Réunion
Présenté par Yaëlle Trulès.
FTV OUTRE MER 1ère
Vendredi 22 septembre à 10h00 (12h00 heure locale)

23.    TANANARIVE, Madagascar
Présenté par Sébastien Folin.
KOLO TV
Vendredi 22 septembre à 11h00 (12h00 heure locale)

24.    BEYROUTH, Liban
Présenté par Mohamed Kaci et Esperance Ghanem.
MTV
Vendredi 22 septembre à 12h00 (13h00 heure locale)

25.    KINSHASA, République démocratique du Congo
Présenté par Denise Époté et Julie Sefu.
B-One  TV
Vendredi 22 septembre à 13h00 (12h00 heure locale)

 

 

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Faire l’Europe dans un monde de brutes : Enrico Letta à France-inter/France-info, une chance pour le plurilinguisme européen

Chef du gouvernement italien en 2013 et 2014, très estimé de Romano Prodi et Georgio Napolitano, Enrico Letta exerce actuellement à l’IEP de Paris et préside l’Institut Jacques Delors-Notre Europe. Par ce document-témoignage dédié à Jacques Delors, il lance, avec Sébastien Maillard, un appel urgent à la relance de l’Europe par le duo franco-allemand.

Letta défend l’idée d’une Europe forte qui doit protéger les Européens, car c’est le seul continent ayant des exigences pour l’environnement, des valeurs de défense des droits humains, des dispositifs de protection sociale, une volonté de parité femme/homme, un fonctionnement politique laïque tenant les religions dans la sphère privée…Il exprime avec réalisme les besoins de l’Europe face au terrorisme, aux immigrations, aux dérèglements économiques et sociaux engendrés par le libéralisme effréné.

Attaché aux états-nations, il milite pour une Europe fédération d’états et lance avec la logistique de l’Institut Jacques Delors un Erasmus de la politique et avance l’idée d’un Erasmus de l’enseignement secondaire, afin d’étendre les échanges à ceux qui ne parlent pas trois langues. Souhaitons vivement que cette belle idée débouche sur du concret, car c’est une chance pour le plurilinguisme européen !

 

 

 

 

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Au Québec la Charte de la Langue Française fête ses quarante ans !

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En 1977, le Québec, une des 10 provinces du Canada, a décidé de marquer son identité basée sur la francophonie  par l'établissement d'une charte de la langue française. Cet acte politique fort n'était pas sans rappeler le retentissant "Vive le Québec libre !" du Général de Gaulle en visite à Montréal dix ans auparavant et vaut peut-être que la langue française soit encore aujourd'hui parlée, écrite et surtout officielle dans cette terre d'Amérique du Nord contenant 300 millions d'anglophones. Le 26 août dernier, à Montréal, au siège Camille Laurin, 125 rue Sherbrooke ouest, de l'Office Québécois de la Langue Française eut lieu la commémoration du 40è anniversaire de cette charte. M. Robert Vézina, président-directeur général, a prononcé ce discours : 

Monsieur le Ministre,  Mesdames et Messieurs les Députés,  Madame Marie-Claude Champoux, sous-ministre au ministère de la Culture et des Communications,  Messieurs Robert Filion, David Payne et Michel Sparer,  Distingués invités,

C’est un honneur et un bonheur d’être ici, ce matin, pour souligner un moment important de notre histoire : l’adoption de la Charte de la langue française.

Depuis quarante ans, la mise en application de la Charte a permis à la langue française de prendre une place prépondérante au Québec, que ce soit en tant que langue d’enseignement, langue de service ou langue du travail, ou par sa présence dans l’affichage.

Le français confère à la société québécoise son originalité et sa spécificité. La maîtrise et l’utilisation de la langue officielle du Québec permettent la pleine participation de tous et de toutes à la vie culturelle, sociale, économique et politique.

La Charte de la langue française, on peut la tenir dans sa main. C’est un petit objet, c’est vrai, mais qui porte tous les espoirs et toutes les attentes de la nation québécoise quant à l’usage, au rayonnement et à la pérennité de sa langue officielle dans l’espace public. De ce point de vue, ce petit texte de quelque deux cents articles constitue une promesse lourde de sens, une promesse d’avenir que nous nous devons de tenir tous les jours.

 

La Charte a contribué à l’amélioration de la situation linguistique depuis son adoption. Par exemple, la connaissance du français s’est répandue au sein des différentes communautés établies au Québec, peu importe leur langue maternelle.

 

La proportion de personnes de langue maternelle anglaise connaissant le français a ainsi augmenté de 37 % à 69,5 % entre 1971 et 2016. Quant à la proportion de personnes de langue maternelle tierce connaissant le français, elle est passée de 47 % à 76,8 % au cours de la même période.

 

On peut penser également aux progrès réalisés en matière de langue du travail. En effet, malgré une certaine pénétration de l’anglais, surtout à Montréal, une étude a tout de même montré qu’en 2011 le français était la langue la plus souvent utilisée par près de 82 % des travailleuses et des travailleurs québécois et que plus de 93 % d’entre eux l’utilisent à divers degrés.

On pourrait encore donner de nombreux autres exemples, mais que dire de la fréquentation de l’école française par les jeunes allophones, qui a augmenté de façon fulgurante, passant de 14,6 % en 1971 à presque 90 % en 2015?

Évidemment, le Québec a bien changé depuis quarante ans. Le monde a bien changé. La mondialisation amène avec elle son lot de défis sur le plan linguistique. Les moyens de communication ont évolué, les façons de faire des affaires et du commerce ne sont plus les mêmes qu’en 1977. L’accès à des produits qui nous arrivent de partout sur la planète, la délocalisation des entreprises et l’omniprésence des nouvelles technologies, ce sont autant d‘éléments qui témoignent de ces changements et qui font appel à notre capacité d’évoluer et de nous adapter en fonction des circonstances nouvelles qui constituent désormais la trame de notre quotidien.

 

Dans ce contexte, la Charte continue d’être un gage d’avenir pour la langue française au Québec. Mais la Charte ne peut pas tout faire, tout garantir. Nous avons tous un rôle à jouer dans ce projet collectif de faire s’épanouir le français en terre d’Amérique.

 

Il n’est pas inutile de se rappeler que le premier moyen de promotion et de protection de notre langue commune, en 2017 comme en 1977, est d’en prendre soin et de la chérir du mieux que nous pouvons, dans toutes ses nuances et sa diversité, peu importe qu’on l’ait apprise à la maison ou à l’école, mais aussi de la parler avec fierté, avec plaisir et avec assurance.

Merci.

 

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Les JO à Paris en 2024, de multiples enjeux et une chance pour la francophonie !

Le comité international olympique vient de décider officiellement l’attribution des jeux olympiques d’été de 2024 à la ville de Paris. Les médias ne manquent pas de passer sous tous les angles les conséquences d’une telle décision, qui se veut bénéfique à maints égards. Soit ! Mais rappelons tout de même que c’est le baron Pierre de Coubertin, à la tête de l’Union des sociétés françaises des sports athlétiques (USFSA), qui, lors d’un congrès international de l’athlétisme à Paris en 1894,  sut convaincre ses homologues étrangers de rétablir les jeux olympiques, la première édition devant se tenir à Athènes en 1896 et les suivantes tous les 4 ans. Pierre de Coubertin dirigea le comité olympique jusqu’après les jeux de Paris de 1924. D’où le centenaire symboliquement important de 2024 !  

Quant aux langues reconnues, précisons ce que prévoit l’article 24 de la charte olympique :

1. Les langues officielles du Comité International Olympique sont le français et l’anglais.
2. À toutes les Sessions, une interprétation simultanée doit être fournie en français, anglais, allemand, espagnol, russe et arabe.
3. En cas de divergence entre le texte français et le texte anglais de la Charte olympique et de tout autre document du CIO, le texte français fera foi sauf disposition expresse écrite contraire.

Si bien que lorsque le président Thomas Bach annonce en français le résultat, il est tout à fait dans son rôle. Mais lorsque la maire de Paris tient ensuite sa conférence de presse en anglais, rien ne l’y oblige expressément. Comme l’explique le linguiste Louis-Jean Calvet, il y a comme une valeur marchande des langues, celles-ci se déprécient ou s’apprécient en fonction du choix qu’on en fait. Ainsi, en optant pour l’anglais, Anne Hidalgo dévalue ipso facto le français à la bourse des langues et produit un discours fade et laborieux car il lui manque la gestuelle et le rythme convaincants qu'elle aurait en s'exprimant dans sa langue principale. Le Maire de Los Angeles, lui, a parlé sans surprise en anglais et a même ponctué son intervention en espagnol pour respecter la disposition de l’État de Californie prévoyant l’espagnol comme 2è langue officielle !

Maintenant, devant l’échéance de ces jeux pour 2024, il me paraît opportun de saisir l’occasion de promouvoir par tous les moyens la langue et la culture française. L’Institut Français et tous ceux qui ont à cœur d’œuvrer pour un pluralisme linguistique riche et respectueux des cultures, ce qui implique de résister devant l’hégémonie de la langue anglo-américaine, doivent redoubler d’imagination et d’effort en ce sens. La récente campagne dans les aéroports en est un exemple. Dans le monde actuel, les échanges donnent généralement une place prépondérante à l'anglais, certes, mais beaucoup de pays ont compris qu'apprendre plusieurs langues est souhaitable sinon nécessaire. Ainsi, les Francophones peuvent très bien donner l'envie aux autres d'apprendre le français, par la qualité de l'accueil qu'on leur réserve, par l'intérêt que l'on porte à leur langue, par l'intérêt qu'on leur démontre d'apprendre la nôtre...

Allez la Francophonie, objectif 2024 !

 

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Bravo au magasin San Marina !

Alors que beaucoup d'enseignes en France rivalisent dans l'américano-mania, le magasin San Marina que j'ai vu ce matin m'a frappé, car tout, absolument tout, était écrit en français, sans le moindre mot d'anglais ou de globish. Si c'est un hasard, il fait bien les choses, si c'est une volonté du magasin ou de la direction, je dis bravo. San Marina est une entreprise française dont le siège est à Aubagne.

J'étais auparavant intervenu dans un autre magasin d'une entreprise française, dont je tairai le nom, car là tout était écrit en anglais, rien qu'en anglais. Mon petit-fils est donc un boy, ma petite-fille s'habillera en girl et tout à l'avenant. Pourtant le nom de cette marque basée près de Lille est joliment français ! "C'est la modernité" m'a dit la vendeuse. Moi j'appelle à refuser cette modernité-là. Savent-ils qu'au Québec ils seraient en infraction avec la loi 101 de 1978 ?

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