OUI LES LANGUES

Bravo au Liet international et merci à France-info !

Billy Fumey chantera en arpitan ce soir à Leeuwarden (Pays-Bas), à l’occasion du Liet International. Depuis 2002, ce concours musical réservé aux musiciens s'exprimant dans les langues minoritaires de l’Europe se tient presque chaque année. La première édition mit à l’honneur 10 langues :  basque, catalan, breton, frison occidental, frison septentrional, cachoube, occitan, same, gallois, irlandais et c’est le groupe catalan Pomada qui a remporté les 2 prix (jury et public).

Le concours Liet de 2017 s’est tenu en Norvège et c’est la chanteuse en langue same (lapon) Ella Marie Hætta Isaksen qui a remporté les 2 prix.

Le mot liet signifie langue en frison. L’arpitan est parlé en Suisse romande, Vald’Aoste, Franche-Comté, Savoie... Une diaspora a créé la ville de Besancon dans l'Indiana, d'où les récitals prévus pour Billy Fumey aux États-Unis d'Amérique.

Ce soir, au Liet de 2018, Billy Fumey représentera non pas la France, mais la Franche-Comté. Il essaiera de faire mieux que Madame-Monsieur à l’Eurovision…

 

 

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Après la « dernière » de Trump, Macron-Charlemagne frappe le tout-anglais du principe d’extraterritorialité !

Après la « dernière » de Trump, Macron-Charlemagne a frappé le tout-en-anglais du principe d’extraterritorialité !

Ce qui se prépare à propos du désaccord sur le « nucléaire iranien » atteindra peut-être un niveau qui devrait rappeler aux Français et aux autres ce que le président Mitterand disait en 1995 : le Américains nous font une guerre à mort, sans mort certes, mais à mort quand même.

Au nom du principe d’extraterritorialité, inventé par le roi-lion économique de la planète-jungle, la justice américaine se jette sur toutes ses proies partout dans le monde, dès lors que le dollar, un serveur américain, une puce électronique ou un satellite de télécommunication, lui donne matière à poursuivre. L’exemple de l’amende de 8 milliards infligée à la BNP (du temps d’Obama !) n’est qu’un minuscule exemple de la prédation généralisée orchestrée par la grande puissance « alliée » et « amie ». En bonne hypocrisie puritaine, l’administration américaine invoque toutes sortes de raisons « morales » ou « économiques » pour imposer son droit, ce qui lui permet d’extorquer des sommes stratosphériques à des entreprises européennes. Elle s’apprête à attaquer Sanofi, Airbus, Safran et bien d’autres. L’extra-territorialité du droit américain sera-t-il contré par l’Union Européenne, sous l’impulsion d’Emmanuel Macron et de son entente avec la chancelière Angela Merkel ? Pourront-ils obtenir une union sacrée des 28 ? compter sur la fiabilité des autorités iraniennes ? être obéis des entreprises européennes, tant celles-ci craignent les États-Unis ? Bref, au-delà du comportement critiquable de leur président, cette nation est guidée par une idéologie qui tend à vassaliser ses alliés et à coloniser le reste du monde.

S’il est pour l’instant difficile de lui résister, rien n’empêche de combattre le tout-en-anglais et c’est tant mieux que Macron-Charlemagne se soit adressé en français aux étudiants allemands d’Aix-la-Chapelle, certains utilisant l’oreillette traductrice, d’autres utilisant leurs oreilles et leurs cours de français. Voilà une Europe fière ! Condamnons l’anglo-américain au nom du principe d’extraterritorialité !

 

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Merci aux Anglais pour ce magnifique Merci Arsène !

Arsenal, les Gunners, tout le monde a entendu parler de cette équipe londonienne de football pour ses exploits nationaux et européens. Mais cette fois on parle d’Arsenal pour un évènement très spécial : le départ de son entraîneur, le Français Arsène Wenger, qui a officié pendant 22 ans à la tête de l’équipe !

À cette occasion les 60 mille spectateurs arboraient un maillot aux couleurs du club portant l’inscription Merci Arsène, avec l’accent grave s’il vous plaît, tandis que de nombreuses banderoles étaient hissées avec la même inscription de reconnaissance, soulignées par les chants dont ce peuple celtique a le secret.

La marque de respect à l’égard de Monsieur Wenger et de la langue du pays dont il est originaire mérite d’être signalée, d’autant plus qu’il parle un excellent anglais à faire oublier aux Britanniques qu’il est étranger !

Merci à ces Londoniens pour associer le respect des langues à celui des personnes !

 

 

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Macron en anglais à Washington, certes, mais… la francophonie ?

La visite royale du chef de l’État français au pays locomotive du néolibéralisme avait sans aucun doute des objectifs complexes et variés, dont l’un devait être de démontrer l’aisance du président Macron dans la langue d’Hemingway. Mais a- t- il évalué le risque d’affaiblir ainsi la langue française sur la scène mondiale ? Il devra peut-être une fière chandelle à cet étudiant saoudien de l’université George Washington qui, ayant connaissance des déclarations du président français au Moyen-Orient en faveur de la francophonie, l’a interrogé à ce sujet lors de sa prestation devant les étudiants. En réponse, Macron livre en anglais son credo sur le rayonnement de la langue française, mais il reconnait le risque qu’elle soit encore perçue comme un instrument de domination, comme à l’époque des colonies. Cependant le cœur de la francophonie se trouve désormais quelque part entre les fleuves Niger et Congo. C’est pourquoi il demande à l’Académie Française d’adopter une nouvelle philosophie à l’égard de la francophonie. Il compte sur une prise en charge de celle-ci par les Francophones des Caraïbes, du Pacifique et du continent africain, d’où la nécessité d’encourager ceux-ci par des investissements divers dans les moyens d’enseigner et d’apprendre le français. Il termine ce chapitre en invitant les étudiants à consulter le site de l’Académie Française.

Il n’a pas parlé des Francophones d’Europe et d’Amérique du nord, alors que les paroles de Justin Trudeau résonnent encore au Palais Bourbon. Il n’a pas abordé la question de la demande du français comme seconde ou troisième langue, qui est réelle et non satisfaite à souhait en Asie, en Afrique anglophone et en Amérique du sud. Il n’a pas non plus dit à ces étudiants ce qu’Obama leur aurait probablement dit : « Apprenez la langue des autres, c’est le meilleur moyen de mieux les comprendre ! »

 

 

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Bravo Monsieur l'Ambassadeur Philippe Léglise-Costa !

Bel exemple, qu'il ne faudra pas laisser lettre morte, que ce geste de l'ambassadeur de France auprès de l'Union EuropéennePhilippe Léglise-Costa a claqué la porte d'une réunion de travail portant sur les prévisions budgétaires de la période 2021-2027, car les services n'avaient pas prévu d'interprètes et avait décidé le "format léger", succulente formulation signifiant tout en anglais et rien qu'en anglais !

Européens, ressaisissez-vous ! Le plurilinguisme, que vous avez élevé en principe, est la marque indispensable du respect des cultures. Ne soyez pas la risée de ceux qui constateront prochainement que l'Europe des 27 ne trouvaient pas mieux qu'échanger dans la langue du 28ème absent ! 

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Quelle maestria ! Quand Justin Trudeau donne des leçons aux députés français !

Le premier ministre canadien, en visite en France le 17 avril, donne une brillante leçon de français et de francophonie à nos députés. Comme l’ensemble des élites de l’Hexagone, ils en ont hélas bien besoin !

Dans son discours à l’Assemblée Nationale, devant les députés et le gouvernement au complet, au moment où il aborde la délicate question des accords commerciaux signés en 2016 par l'Union européenne et le Canada, il cite l’ « Accord Économique et Commercial Global (AECG) » ou « CETA, comme vous dites en bon français* ». Il les observe alors avec malice, satisfait de son effet. Nos députés, interloqués, n’en revenaient pas de constater que les Canadiens francophones avaient une dénomination française pour ce traité, alors que les Français adoptent comme trop souvent avec paresse, snobisme et allégeance le terme américain, sans la moindre conscience des effets d’une telle soumission, dont la signification va bien au-delà de la linguistique…

Eh oui, pendant ce temps, les 36 millions de Canadiens vivent avec le bilinguisme et même si les francophones ne constituent que 20% de l’ensemble, leur pays parvient à élire l’un de ceux-ci à la tête du gouvernement. C’est tout à l’honneur de leur démocratie. Il n’empêche que devant la pression anglophone, le français n’eût pas survécu aussi bien si, en 1974 et 1977, l’Assemblée Nationale du Québec n’avait voté 2 lois fondamentales sur la langue officielle (loi 22) et la charte de la langue française (loi 101).

Quand les Français comprendront-ils qu'il ne faudrait pas attendre d'en arriver là ?

*CETA = Comprehensive and Economic Trade Agreement (CETA)

 

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L'Œuvre d'Orient nous rappelle l'histoire de l'enseignement français au Moyen Orient !

L’Œuvre d’Orient vient de rassembler à Beyrouth les représentants de l’enseignement catholique, que le président Macron a tenu à féliciter pour leur dévouement envers des populations d’enfants vivant parfois dans des conditions très difficiles.

Le directeur, Pascal Gollnisch, rappelle que plus de 400 mille jeunes suivent actuellement un enseignement en français dans les pays du Moyen-Orient. À Damas, à Alep, à Gaza, en Égypte et ailleurs, des établissements catholiques prodiguent leur travail d’éducation aux élèves, quelle que soit leur confession. Ce sont eux aussi et surtout les premiers de cordée du rayonnement de la France.

À ce propos, je signale le traité de Patrick Cabanel sur « la France et sa langue en Méditerranée orientale au début du XXème siècle », publié en 2007. L’auteur développe son étude selon laquelle il y avait en quelque sorte 3 confessions pour dispenser l’enseignement français dans l’espace méditerranéen : le français catholique, distribué par les missionnaires et les congrégations religieuses enseignantes ou hospitalières ; le français juif, répandu par les maîtres et maîtresses de l’Alliance israélite universelle fondée en1860 et le français laïque, qu’il le soit au sens républicain officiel dans les territoires coloniaux, protectorats compris, ou au sens militant et proprement missionnaire de la Mission laïque française (1902). Cet ouvrage passionnant montre bien l’heureux effet d’aubaine qu’a suscité l’opposition philosophique de ces courants et ce, quels que soient les gouvernements en place à Paris !

 

 

De Djeddah à Toulon, jeunes élèves francophones et laicité

Au moment de la visite en France du prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, les élèves de 3ème de l’École française internationale de Djeddah, deuxième ville d’Arabie Saoudite, ont été accueillis par le Collège Peiresc de Toulon.

Les 19 élèves visiteurs et leurs hôtes toulonnais ont participé à de nombreuses activités : 8 ateliers et visites dans la ville. À la faveur d’une exposition réalisée par les élèves du collège Peiresc, ils ont pu ainsi débattre ensemble des valeurs et du principe de laïcité de la République française et répondre notamment à des questions telles que « Tuer au nom de Dieu ? », « Peut-on rire de tout ? », « Peut-on tout tolérer ? », « Jusqu'où respecter les différences ? »... Les élèves de Djeddah ont notamment constaté la liberté de circulation et de rapprochement entre filles et garçons dans l'espace public. L'équipe enseignante a marqué sa satisfaction devant le résultat de cette journée d'action citoyenne : une expérience très profitable à tous ces jeunes gens dont l'horizon socio-économique et culturel éloigné de nos repères a montré combien l'esprit d'ouverture et la curiosité restent des clés majeures dans le processus de fraternité.

En effet, le président Emmanuel Macron a déjà montré le prix qu’il porte au développement de la Francophonie et c’est heureux que les intentions affichées en haut lieu se voient démontrées par les acteurs de terrain, en premiers de cordée dans cette mission. Bravo aux enseignants qui organisent ces échanges scolaires !

NB : Djedda (orthographe française) est un grand centre de commerce de 3 millions d’habitants, situé au bord de la Mer Rouge. La partie ancienne de la ville est classée au  Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2014, sous la dénomination « Ville historique de Djedda, la porte de La Mecque ».

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Les langues et la Fédération Internationale des Accueils Français et Francophones d’Expatriés

Lepetitjournal.com excelle par ses articles, notamment celui traitant des bénévoles de la FIAFE (Fédération Internationale des Accueils Français et Francophones d’Expatriés), qui animent un réseau de plus de 100.000 membres dans 90 pays. La présidente, Corinne Levet, vient d’organiser la rencontre annuelle de Paris avec 111 cadres de l’association.

C’est l’occasion pour Camille, de Düsseldorf, de signaler les difficultés de langue au motif que tous les membres ne maîtrisent pas l’allemand. Il faut s’en réjouir, car cela démontre que savoir l’anglais (même bien, ce qui est rare !) ne suffit pas. Par intérêt et par respect, il faut apprendre la langue du pays qu’on a choisi de visiter, a fortiori lorsqu’on s’y installe, quel qu’en soit le motif. C’est en ce sens une bonne nouvelle que la langue allemande soit ressentie comme indispensable aux expatriés installés à Düsseldorf, ce qui met en évidence qu’on ne peut se réfugier par facilité dans un tout-en-anglais, qui est souvent un globish de bas-étage ou un snobisme qui ne dit pas son nom. A Nice, par exemple, on peut féliciter pour son dynamisme le centre culturel franco-allemand, qui organise des séances conviviales gratuites pour apprendre la langue de Goethe. Il serait bon que le fameux couple franco-allemand redonne un coup de fouet à la réciprocité de l’apprentissage des langues, sans chauvinisme stupide, mais avec le respect de toutes les autres langues, pour les cultures qu’elles véhiculent. C’est pourquoi des voix s’élèvent pour faire halte au tout-en-anglais, en prônant le plurilinguisme à la manière d’Umberto Eco, de Claude Hagège, de François Grin et de bien d’autres. Ce n’est pas gagné, mais ce n’est pas perdu, car il y a de nouveaux arrivants, comme le président de la république française !

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Maître Pivot donne un coup de règle sur les doigts de l’élève Macron pour avoir parlé « patois » !

Les survivants de l’École de la 3è République, au temps où l’intelligence n’était que naturelle, se rappellent encore qu’on devait parler français. Un mot de patois, c’est-à-dire être un instant en phase avec sa culture locale, était un crime régulièrement sanctionné par les instituteurs hussards de la République une et indivisible. Un coup de règle en fer sur le bout des doigts resserrés montrait au petit citoyen défaillant que François 1er n’avait pas parlé pour rien à Villers-Cotterêts.

Hier, l’élève Macron au Collège de France, en lâchant démocratie bottom up, a laissé échapper un mot du patois techno-bancaire vivace en ce 21è siècle. Maître Pivot a bien fait de lui donner un coup de règle en fer sur le bout des doigts pour lui rappeler que la Constitution sur laquelle il a prêté serment lui demande de représenter la France et sa seule et unique langue !

Heureusement les représentants syndicaux ne comprennent pas ce patois techno-bancaire. Sinon ils nous diraient ce qu’ils pensent de la démocratie bottom up lorsqu’ils sont reçus dans les ministères. Les concertations ? Plutôt top down.

NB : toute ressemblance entre les mots en italique avec une langue reconnue serait fortuite et indépendante de la volonté de l’auteur.

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