Créé par les institutions européennes, ce programme permet aux étudiants d’effectuer pendant une année une partie de leurs études dans un autre établissement scolaire européen. Plus de 3 millions d’étudiants en ont déjà bénéficié. Le nom du programme vient du néerlandais Didier Érasme, né vers 1469 à Rotterdam et mort à Bâle en 1536, théologien reconnu pour son érudition humaniste, marquée par ses voyages à travers l’Europe, qu’il rêvait pacifiée et rayonnante de culture gréco-latine. ERASMUS est un acronyme pour « EuRopean Action Scheme for the Mobility of University Students » (« Programme d'action européen pour la mobilité des étudiants »). On voit qu’en 1987 l’anglais était déjà privilégié pour dénommer un programme, tant mieux pour Érasme, car si le français ou une autre langue latine avait été choisie, il aurait fallu trouver un nom commençant par P…

Ce programme est ouvert aux jeunes des 28 états membres de l’UE, ainsi que l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège. La Suisse, ayant eu la bonne idée de voter pour l’instauration de quotas limitant le nombre d’européens travaillant dans la Confédération, s’est vue exclue du programme en 2014. Alors que la Macédoine et la Turquie y ont droit depuis 2014, grâce à leur procédure d’adhésion à l’UE.