Les Français aiment manger français, mais la France est première de la classe en matière de normes dans le cadre d'une concurrence mondiale souvent cahotique et déloyale, tant et si bien que les Français consomment de moins en moins de produits français, c'est la teneur du discours que tient un député à des responsables syndicaux de l'agriculture de l'Indre (cf la Nouvelle République du 12/08/2017). Ce député ajoute que pour répondre à ce défi il faudra en appeler à la conscience de la population. Puisse se dégager cette prise de conscience à la faveur des États Généraux de l'Alimentation, que vient de lancer le Gouvernement ! Il ne s'agit pas d'une réaction chauvine de bas étage, mais d'un intérêt vital bien compris, comme celle des Allemands, qui achètent les produits manufacturés made in Germany et les Italiens, qui n'ont pratiquement jamais de fruits et légumes venant de l'étranger sur l'étal de leurs marchés et qui signalent leur coniglio ou leur maiale (lapin et porc) nostrane, c'est-à-dire bien de chez nous. Nul besoin d'évoquer les pratiques des Américains, des Chinois et des Japonais...

Demander à l'opinion de prendre conscience est nécessaire, mais l'impulsion et l'exemple doivent être donnés d'en haut : autorités politiques et administratives, acteurs culturels et sportifs, responsables économiques, tant au plan national que local.

N'en est-il pas de même pour la défense de la langue, qui va de pair avec la promotion de sa culture ?

Bref, manger français et parler français : même combat !