Enseigner le français à l’étranger : un besoin criant ! Jeunes diplômés, jeunes retraités, lisez !

En dépit des nombreux dispositifs prévus pour promouvoir les actions de volontariat de solidarité internationale, ces programmes ne permettent pas à des volontaires d’aller soutenir et accompagner l’enseignement du français à l’étranger. Or, dans certains pays, la francophonie recule faute d’un nombre suffisant d’enseignants !

Certes, la France forme des professeurs diplômés spécialistes de l’enseignement du français aux locuteurs étrangers, mais les moyens de financer l’envoi de tels professeurs à l’international manquent. Eh oui !

Par conséquent, la sénatrice, Joëlle Garriaud-Maylam, vient d’élaborer une proposition de loi pour créer un dispositif de volontariat international d’enseignement en français (VIEF), ouvert aussi bien à de jeunes diplômés recherchant une première expérience professionnelle à l’étranger, qu’à de jeunes retraités désireux de mettre à profit leur expérience et leur passion à l’étranger. Ces personnes pourraient se positionner sur des missions d’appui à la diffusion et l’enseignement du français dans des structures associatives ou des établissements culturels, scolaires ou universitaires du pays de résidence, après avoir reçu une courte formation pédagogique confiée à l’Institut Français. Les missions dureront de 6 à 24 mois. Les volontaires bénéficieront d’une indemnité, non soumise à l’impôt sur le revenu ou aux cotisations et contributions sociales en France, puisque n’ayant pas le caractère d’un salaire ou d’une rémunération ; ils auront également un minimum de 2 jours de congés payés par mois de mission et seront affiliés par l’organisme les accueillant à un régime de sécurité sociale garantissant au minimum des droits identiques à ceux du régime général de la sécurité sociale française. L’indemnité et la couverture sociale seront intégralement prises en charge par la structure d’accueil.

L’octroi de l’agrément aux structures d’accueil, la diffusion des offres de mission, la gestion des contrats de volontariat et l’organisation d’une courte formation pédagogique en amont de la mission seront confiés à l’Institut Français, tandis que chaque structure d’accueil sera libre d’évaluer et sélectionner les candidats.

Souhaitons que ce projet aboutisse et contribue au rayonnement de la francophonie !