Le poète Alexandre Romanès a bien raison de considérer que l’anglo-américain est la langue des cow-boys. Le président Trump vient de le prouver, une fois encore, en quittant l’UNESCO. A force de se retirer de tout, on l’imagine solitaire dans un ranch du Middle-West ou enfermé dans sa Trump tower d’ivoire.

Mais lui accorder tant d’importance est puérile, car s’il ne s’agissait que d’une de ses turpitudes, on pourrait attendre que ça passe. Or les États-Unis, c’est les États-Unis d’abord, dans l’ADN américain, bien avant l’America first sorti de la bouche (prononcer bush) de Trump. Il suffit de rappeler qu’en 2005 les États-Unis refusent de ratifier la convention pour la Diversité culturelle mise en place par l’UNESCO. On sait comment les États-Unis ne ratent pas une occasion de saper l’exception culturelle, qu’il a encore fallu défendre en 2013, dans le cadre des négociations commerciales entre l’Europe et l’Amérique du Nord.

C’est pourquoi je préconise de ranger l’anglo-américain dans sa propre exception culturelle et de parler les langues du monde.