Un sans faute pour Mme Vidal, M. Blanquer et France-info !

Il y a des jours où la langue française sourit jusqu'aux oreilles : les journalistes matinaux de France-info ont parlé de fausses informations et de fausses nouvelles en laissant au placard le terme américano-anglais correspondant qui envahit la sphère médiatique. Puis, les deux ministres chargé(e)s des affaires éducatives ont développé pendant près d'une heure les mesures tant attendues qui vont concerner les lycéens de terminale pour leur orientation. Clarté, précision, assurance, simplicité de bon aloi révélant une grande compétence, autorité naturelle qui met en confiance, bref ils ont fait montre de ces éléments qui transpirent au-delà des mots et des phrases et qui contribuent à l'efficacité du discours. C'est possible lorsqu'on s'exprime dans sa langue maternelle, mais difficile et même impossible pour la plupart des sujets dans une langue étrangère. Ils ont donc énoncé leur discours sans recourir aux emprunts à la mode, que nos élites politiques, journalistiques, économiques affectionnent trop souvent. On pourra s'amuser du smartphone, auquel M. Blanquer a toutefois cédé, sous la pression du XXIè siècle,persuadé qu'il resterait incompris avec terminal de poche ou ordiphone (signalé comme recommandé officiellement par le Petit Robert de 2015). Il a compensé cet écart par le terme continuum,prononcé à plusieurs reprises, culture classique oblige. De son côté, Mme Vidal s'est montrée à la pointe de l'innovation linguistique en utilisant le terme priorisation, qui ne semble pas encore bien intégré dans les dictionnaires, mais que l'on comprend aisément.

On peut leur souhaiter bon courage pour le fond du problème, qui engage la jeunesse et le monde de demain.

 

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Pas de polémique sur l’écriture inclusive pour les Thaïlandais !

La Thaïlande vient de se frayer un petit chemin dans l’actualité entre la Catalogne et la Guyane grâce au faste et à la ferveur déployée par son peuple au moment de célébrer les funérailles du roi Bhumibol.

C’est le moment de s’intéresser à la langue thaï, que les lecteurs les plus anciens ont connue sous le nom de siamois, du temps du royaume du Siam. Ce n’est qu’en 1949 que le premier ministre quasi-dictateur Phibun déclare le Siam Prathet Thai, "pays des Thaïs", (thai signifiant également libre). D’où Thaïlande.

Le thaï s'écrit de gauche à droite, il n'y a pas de ponctuation, pas de majuscules. C’est une langue isolante, ce qui signifie que tous les mots sont et restent invariables. De quoi frustrer les partisans de l’écriture inclusive, Il n'y a pas d'articles, pas de genres, ni pluriel, ni conjugaison. On utilise des particules pour marquer le nombre, pour déterminer les noms et pour marquer le temps des verbes.

L’alphabet (alphasyllabaire) comportant 44 lettres est dérivé de l’alphabet khmer. Le thaï est une langue tonale (5 tonèmes), qui comporte de nombreuses analogies avec les langues sino-tibétaines et le vocabulaire comprend de nombreux emprunts aux langues sacrées de l'Inde (sanskrit et pāli). La langue officielle est le thaï parlé par la population vivant dans le centre du pays. Il existe des langues variantes au nord, à l’est et au sud du pays. Voici un aperçu de quelques mots en thaï, avec traduction et prononciation :

 

ตา      oeil (dtaa)

 

นิ้วมือ   doigt (niw meu)

 

เท้า     pied (tao)

 

ผม      main (pom)

 

มือ      tête (meu)

 

ฝีปาก   bouche (fee bpaak)

 

เท้า ทั้งสอง ข้าง   cheveux (tao tang song kaang)

 

 

 

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Hagège en 2012, Macron 5 ans après... tout reste à faire mais quand même que de chemin parcouru !

En intervenant sur le multilinguisme à la Sorbonne et à New-York, le président Macron étonne plus d'un observateur. Aurait-il lu et fait sienne l'analyse panoramique que le célèbre linguiste, Claude Hagège, a livré à l'Express en 2012 : imposer sa langue c'est imposer sa pensée.

De voir un homme d'état aussi jeune et brillant, s'emparer d'un combat que certains considéraient et considèrent peut-être encore franchouillard ou passéiste ne devrait pas laisser indifférente la gente des élites vassalisées de notre hexagone et de nos voisins européens. Au moment où Netflix et d'autres envoient de l'Amérique, notre alliée, leurs armées de destruction culturelle, il est important de rappeler les arguments de Claude Hagège : l'anglais menace les autres langues, car jamais dans l'histoire une langue a été en usage dans une telle proportion sur les cinq continents

Lire l'article   Hagege_2012

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Pour Macron un monde cosmopolite doit respecter le multilinguisme

On fait souvent le procès d'Emmanuel Macron au sujet de son "américanisme", on le jalouse de parler facilement l’anglais, etc… Mais si l’on y regarde de plus près, sans esprit partisan ni opposant, on s’aperçoit de la pertinence de son approche politique et sociologique du multilinguisme. Il maîtrise son expression contrastée allant du symbole historique de Villers-Cotterets, où François 1er signa le fameux édit imposant la langue française, au coup de pouce aux jeunes pousses de la station F, le plus grand campus de start-up au monde, réalisé par Xavier Niel à la halle Freyssinet sur le site de la gare d’Austerlitz. La culture et le volontarisme du jeune président devraient se révéler des atouts pour la France en tant que vecteur de civilisation dans un monde qui n'est plus ce qu'il était, certes, mais qui ne doit pas conduire au fatalisme et à la facilité de céder à la langue dominante en la dotant indûment d'un statut supérieur, ce qui est trop souvent le cas de nos "élites". Selon moi, Macron a tout dit lorsqu’il s’est rendu aux États-Unis en septembre dernier pour lancer un fonds de soutien aux programmes bilingues anglais-français dans les écoles publiques américaines:

«Si le cosmopolitisme a un sens, il passe par le multilinguisme, pas par la domination d'une langue sur les autres.» (E. Macron, New-York, 20/09/2017).

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Hanétha Vété-Congolo au Festival des langues et cultures créoles

Le Festival des langues et cultures créoles qui se déroule à Arcueil, Créteil, et Paris, du 1er octobre au 7 novembre 2017, a pour marraine Madame George Pau-Langevin, Guadeloupéenne, ex-ministre des Outre-Mer.

C’est l’occasion pour M. Difé Kako d’organiser, outre des ateliers et des projections de films, des tables rondes avec des invités choisis.

La Docteur Hanétha Vété-Congolo intervient autour de la linguistique. Elle est professeur au Bowdoin College, dans l’état du Maine, au nord-est des États-Unis. Elle y enseigne les cultures et littératures en langue française de France, d’Afrique et des Amériques.

Elle fait partie des rares étudiants formés intégralement en Martinique, « un pur produit UAG » dit-elle, « tous les diplômes que je détiens ont été obtenus à l’UAG Martinique, de feu le DEUG jusqu’au doctorat nouveau régime ».

HVC a créé l’ACIAGEU, l’Association des chercheurs et intellectuels antillo-guyanais aux Etats-Unis, ayant pour but la promotion des idées intellectuelles et des travaux universitaires des Martiniquais, Guyanais et Guadeloupéens aux Etats-Unis et le soutien aux doctorants et jeunes chercheurs de l’UAG désireux de s’installer aux États-Unis et d’y mener une carrière professionnelle, cet objectif étant d’autant plus louable que, à cette époque, il se disait que la Martinique ne savait pas instruire ses enfants avec pertinence et rigueur et que posséder un diplôme de l’UAG était le garant immanquable d’un échec cuisant. Cependant, comme l’UAG ne propose pas la combinaison de plusieurs langues étrangères avec la littérature et la culture rattachées à ces langues et la philosophie, elle a dû étudier par elle-même en plus de ce que l’université lui a permis d’obtenir : une maîtrise d’anglais, un DEA Caraïbe, Amériques Latine et du Nord et un doctorat en littérature générale et comparée. Elle a fait sa thèse sous la direction du Professeur Roger Toumson, essayiste, poète et théoricien de la littérature, tandis que la Professeure Maryse Condé, écrivaine, a présidé le jury devant lequel elle a soutenu. Tous deux sont originaires de la Guadeloupe.

Désormais installée dans le Maine, sa préoccupation première est l’avancement et l’abonnissement des sujets caribéens, « mes gens » comme elle se plaît à les appeler. C’est le sens de sa recherche et de son enseignement.

Après un rappel historique sur le Collège, HVC explique ce que sont les Africana Studies à Bowdoin : un programme interdisciplinaire rassemblant des enseignants domiciliés dans des départements classiques comme les départements de philosophie, d’anglais, d’anthropologie, de religion ou de langues. Africana Studies comme expression se voulant englober les études nègres en général, d’Afrique jusqu’en Amérique.

HVC sent que ses cours sont fort appréciés. Lorsqu’elle a eu à diriger une thèse d’honneur sur l’identité antillaise telle qu’exposée dans la littérature de la Négritude, de l’Antillanité et de la Créolité, elle fut émerveillée du résultat obtenu par un étudiant vierge de connaissances sur les concepts et le monde caribéens.

Lorsqu’on lui demande si la littérature francophone est connue et enseignée aux États-Unis et si les intellectuels noirs américains s'y intéressent, elle affirme que ce sont les études en culture et littérature dites francophones, c’est-à-dire, en dehors de la France franco-française, qui sont en train de sauver les études françaises aux États-Unis et que c’est essentiellement la francophonie nègre qui permet le maintien des études en et du français.

Elle explique que les Africains-américains n’étudient pas beaucoup les humanités et les langues étrangères. Généralement, les intellectuels s’intéressant à la littérature en français par le français, l’enseignent et en font la promotion. Il y a une corrélation étroite entre le fait d’enseigner le français, la langue, et de s’intéresser aux cultures et littératures véhiculées en français. L’avenir du français enseigné aux États-Unis passe par l’incorporation nécessaire de cours sur l’Afrique et la Caraïbe francophones essentiellement et sur le Canada francophone, parfois le Vietnam, les Océans indien et pacifique. De moins en moins d’étudiants s’inscrivent dans les sections de français au profit des sections d’espagnol. On voit de plus en plus des dix-huitiémistes, des dix-neuviémistes inclure la ‘francophonie’ comme référence supplémentaire à leur compétence d’enseignement et de recherche. Il y a même des médiévistes qui incluent des textes francophones caribéens ou africains dans leur cours sur la France médiévale. Dans les rencontres savantes de spécialistes francophonistes, il y a toujours des non-spécialistes, encore du XVIIème, XVIIIème, XIXème et XXème purement français, qui se rendent en Martinique et en Guadeloupe pour s’acclimater directement avec une culture francophone, pour justifier le fait qu’ils l’enseignent et pour justement l’enseigner au mieux puisqu’ils n’y ont pas été formés régulièrement et que cela leur servira dans leur CV, l’ajout de cette fameuse culture/littérature du tremblement qui émane des anciennes colonies de l’ancienne Grande France. La Martinique est l’un des pays dont les idées intellectuelles sont les plus étudiées en étude francophone, puisqu’elle offre de nombreux intellectuels et des écrivains hommes renommés. La littérature des femmes de Guadeloupe est aussi largement enseignée. Il n’y a pas de spécialistes qui ne connaissent pas les Lougandor ou Tituba.

Interrogée sur ses principales publications et ses axes de recherche actuels, HVC déclare s’intéresser à l’oralité de la culture, aux questions dont les réponses peuvent aider les peuples caribéens à mieux se comprendre et les autres à mieux les comprendre. Ses démarches intellectuelles s’ancrent dans la littérature orale et écrite d’Afrique et des Amériques et s’inscrivent totalement dans l’interdisciplinarité. La question du sujet féminin tel qu’apparaissant dans les textes littéraires et oraux constitue également pour elle un centre d’intérêt intellectuel. La production littéraire des femmes est également l’un de ses domaines d’investigations intellectuelles.

Son étude sur les textes oraux de la Caraïbe anglophone, francophone et hispanophone est publiée sous le titre, « L’inter-oralité caribéenne : le mot conté de l’identité », avec un avant-propos du Dr. Jean-George Chali, spécialiste de l’oralité caribéenne.

  • (texte établi d’après un entretien datant de 2010)
  • ouvrages d’Hanetha Vété-Congolo :

Mon parler de Guinée

Le conte d’hier, aujourd’hui

Léon-Gontran Damas

PS : les amoureux de la francophonie et les autres noteront avec intérêt que le gouverneur de l’état du Maine s’appelle Paul LePage et que le français est sa langue maternelle, tandis que le nom de l’état vient vraisemblablement du Maine ancienne province française…

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L’UNESCO, à Paris, avec Audrey Azoulay !

Le poète Alexandre Romanès a bien raison de considérer que l’anglo-américain est la langue des cow-boys. Le président Trump vient de le prouver, une fois encore, en quittant l’UNESCO. A force de se retirer de tout, on l’imagine solitaire dans un ranch du Middle-West ou enfermé dans sa Trump tower d’ivoire.

Mais lui accorder tant d’importance est puérile, car s’il ne s’agissait que d’une de ses turpitudes, on pourrait attendre que ça passe. Or les États-Unis, c’est les États-Unis d’abord, dans l’ADN américain, bien avant l’America first sorti de la bouche (prononcer bush) de Trump. Il suffit de rappeler qu’en 2005 les États-Unis refusent de ratifier la convention pour la Diversité culturelle mise en place par l’UNESCO. On sait comment les États-Unis ne ratent pas une occasion de saper l’exception culturelle, qu’il a encore fallu défendre en 2013, dans le cadre des négociations commerciales entre l’Europe et l’Amérique du Nord.

C’est pourquoi je préconise de ranger l’anglo-américain dans sa propre exception culturelle et de parler les langues du monde.

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Le livre francophone invité d’honneur à Francfort pour le bonheur des 2 M !

Grâce à l’action du gouvernement de Manuel Valls sous la mandature de François Hollande, la France est invitée cette année pour la première fois depuis 1989 à la foire du livre de Francfort. Ce n’est pas faute d’avoir reçu une invitation, mais l’intérêt culturel des gouvernements de Sarkozy et Chirac devait se placer ailleurs ou plutôt nulle part…

Le directeur de la foire, Jürgen Boos, attend 7 mille exposants issus de 106 pays. Parmi eux, près de 200 auteurs de la francophonie : Michel Houellebecq, J.M.G. Le Clézio, Alain Mabanckou, Michel Bussi…

L’occasion est belle pour Emmanuel Macron de retrouver Angela Merckel et de la convaincre de refonder l’Europe !

C’est aussi le moment pour lui de rechanter le refrain de la francophonie, qu’il n’a appris que récemment en lisant mon blogue et en écoutant les conseils de Laurent Fabius, président du Conseil Constitutionnel, qui lui a appris, lors de son investiture, que le président est le garant de la langue de la République !

En affirmant la volonté de démultiplier le programme Erasmus, Macron est en symbiose avec Jürgen Boos : « La culture est la bonne approche pour renforcer le projet européen, c'est plus facile que de commencer avec l'économie ». Eh oui !

 

 

 

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Bravo à Luca Tahtieazym et Nabil Benali, lauréats du Prix Amazon des Plumes Francophones 2017 !

En partenariat avec l’Alliance Française et TV5Monde, Amazon vient d’organiser la 2è édition des « Plumes Francophones ». Ce concours d’écriture a le vent en poupe depuis la première édition avec une participation de 1540 participants issus du monde entier. Le parrainage de Yasmina Khadra, célèbre essayiste et romancier, a été très actif.

Luca Tahtieazym a remporté la Plume des Lecteurs pour son polar « Versus » et Nabil Benali la Plume du Jury pour son roman historique « L’espion d’Alger ». Jérôme Clément, Président de la Fondation Alliance Française et Slimane Zeghidour, Rédacteur en Chef de TV5MONDE ont fait partie du jury.

Merci à Amazon pour savoir joindre commerce et culture, à la Fondation Alliance française, qui œuvre pour la francophonie dans 133 pays, à TV5Monde, dont l’audience s’étend sur les 5 continents et à Yasmina Khadra, dont on attend le prochain succès !

Et tous nos vœux de réussite littéraire aux lauréats Luca Tahtieazym et Nabil Benali !

 

 

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Et si Andorre faisait rêver la Catalogne ?

 

La principat d'Andorra est (pour le moment ?) le seul État souverain au monde dont la langue officielle est le catalan, selon la loi du 16 décembre 1999 qui règlemente l’usage de la langue officielle afin de préserver l'identité linguistique d'Andorre devant la place imposante de l’espagnol et du français.

 

Andorre est admise à l’ONU en 1993 après le vote par référendum d’une constitution qui modernise son fonctionnement politique et c’est en catalan que Òscar Ribas Reig, chef du gouvernement, prononce le discours d'entrée de ce petit état indépendant.

 

Andorre adhère au Conseil de l’Europe en 1994 et Pasqual Maragall, président du comité des régions aux Institutions européennes de 1996 à 1998, tient ses discours en catalan.

 

Andorre participe traditionnellement au travail des organisations régionales et internationales : O.N.U., OSCE, Conseil de l’Europe, UNESCO, Interpol, WHO…

 

Andorre ne fait pas partie de l’Union Européenne mais, enclavée en son sein, elle a conclu avec elle plusieurs accords : une union douanière, une coopération en matière d’environnement, de transports, de culture, de politique régionale, de questions vétérinaires

et surtout un accord monétaire et financier incluant la possibilité de frapper des euros (en photo jointe : une pièce de 2€ frappée en 2014 pour le 20è anniversaire de l’adhésion au conseil de l’Europe).

 

Andorre a un régime politique propre : l’évêque d’Urgel et le chef de l’état français sont les chefs d’état de la principauté (les coprinces d’Andorre), mais ils n’interviennent pas sur l'action du gouvernement issu du conseil général démocratiquement élu. Le ministre des affaires étrangères d’Andorre, Gilbert Saboya, répond à la question de la presse: Dans quelles organisations internationales publiques et politiques l’Andorre participe-t-elle?

 

« Je dirais les principales organisations. Ce sont les Nations Unies et le Conseil de l’Europe. La participation de l’OSCE sur les questions de sécurité est important également. Nous sommes fiers d’être membres de “l’Organisation internationale de la francophonie” et au “Secrétariat des états ibéro-américains”. L’adhésion à ces deux organisations est importante du point de vue de la coopération dans le domaine de la diplomatie, de l’économie et de l’éducation » (2016). En effet, Andorre est membre de l'Organisation internationale de la francophonie depuis 2004 et l’association des communes d'Andorre fait partie de l'Association internationale des maires francophones depuis 2009.  Enfin Andorre fait également partie à titre d'associé de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie depuis 1988.

 

Voilà de quoi faire rêver la Catalogne, n’est-ce pas ? Et si c’était un aboutissement possible ?

 

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langue de bois = langue morte, "foutre le bordel" c'est de la langue vivante !

Le moins que l’on puisse dire est que nos présidents de la république du 21è siècle contribuent à la vie et l’évolution de la langue française sans verser dans les anglicismes à la mode de nos élites. La constitution les fait garants de la langue et bien ils s’y emploient ! Tant mieux, au moins ils font honneur au vrai génie de la langue : karchériser la banlieue, casse-toi pauv’con !, les sans dents, foutre le bordel…

Voilà du français comme on aime, du vivant, du concret, du passionné !

Voilà des signifiants impossibles à traduire littéralement dans les autres langues !

Voilà de la création qui fait de son auteur un héros moderne !

Voilà du déclencheur de réactions qui ramène les citoyens vers leurs personnages politiques !

Voilà de la nourriture pour journalistes et des pétards pour politiciens en panne d'arguments !

Voilà au moins de l’anti-langue de bois, celle qui agace tout le monde et qui ne trompe personne, celle qui paraît bien construite et qui ne valorise en rien son auteur !

M. Castaner a raison, la langue de bois est comme une langue morte et les gens aiment qu’on appelle un chat un chat, même s’ils s’en défendent…

Vive la langue française, vivent les langues vivantes !

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