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Le 3 novembre dernier, Leïla Slimani accompagnait la ministre de la culture, Françoise Nyssen, à Beyrouth, pour inaugurer le salon du livre francophone (cf. discours important de la ministre en fin de page).

En juin dernier, elle a participé au voyage d’Emmanuel Macron au Maroc, où elle a pu rencontrer le roi Mohammed VI, dont le rôle est important en Afrique.

Aujourd’hui, elle vient d’être nommée « représentante personnelle du chef de l'Etat pour la francophonie », ce qui est une bonne nouvelle. C’est vrai que son père et son mari sont banquiers, alors ça facilite les relations…

Certains ont cru que la francophonie n’était pas une priorité pour le président. Ils devront d’abord balayer devant leur porte, car le monde politique n’a pas brillé jusqu’à maintenant pour sa ferveur francophone. Seule Annick Girardin a donné un souffle positif, il faut dire qu’elle ne sort pas de l’élite hexagonale, mais de la France ultra-marine !

Leïla Slimani, écrivaine franco-marocaine, s’avérera, espérons-le, un bon choix. Elle est courageuse et talentueuse dans son travail d’écriture. Souhaitons-lui inspiration, courage et réussite. Elle aura besoin d’être aidée et conseillée, on peut compter sur le secrétaire d’état, Jean-Baptiste Lemoyne, et Stéphanie Guyard, à la délégation générale à la langue française et aux langues de France. Il lui faudra veiller à la suite donnée au projet du château de Villers-Cotterêts. Elle devra également concrétiser la promotion du plurilinguisme européen qu’a annoncée le président à la Sorbonne. Il lui faudra aussi motiver les membres des ministères et des administrations, ainsi que les élu(e)s de la République, pour qu’ils incitent les responsables de tout poil de notre pays à prendre conscience des enjeux du plurilinguisme et à s’armer contre la tendance à céder à la facilité et à la fatalité du « tout en anglais ».

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Extraits de l’intervention de Mme Nyssen à Beyrouth en document joint.