"jan ti xio taï tseu qwei tha" (rendons sa grandeur à notre planète) : nul doute que ces paroles prononcées en mandarin seront devenues historiques lorsque la lutte contre le réchauffement de la planète sera gagnée et que la langue française sera la plus parlée au monde ! Le président Macron, ou plutôt Ma-ke-long "le cheval qui dompte le dragon", n'en finit pas de surprendre le grand public par son dynamisme, sa culture et son volontarisme. Mettant en oeuvre ce que demande la constitution à un président de la république française, Emmanuel Macron prend la juste mesure du combat à mener pour la francophonie à l'échelle du monde du XXIè siècle. Outre les enjeux politiques et économiques que revêt son voyage officiel en Chine, il n'oublie pas sa mission de premier francophone et s'adresse ainsi à des étudiants qui ont choisi d'apprendre le français, après les avoir complimentés : " Le français est un atout pour l'avenir, c'est la 5è langue parlée au monde, la 4è d'internet, la 3è des affaires, la seconde la plus apprise. Au milieu du siècle, il y aura 700 millions de francophones, dont 85% en Afrique. Cela peut être davantage si vous vous l'appropriez. La Chine doit être une terre de francophonie. Le français s'est toujours construit dans le dialogue avec les autres langues, dans ses passages d'une culture à l'autre, dans ses échanges permanents. Le français n'est pas une langue hégémonique, c'est une langue qui se construit par le plurilinguisme et le fait que vous ayez fait ce choix est une source d'espoir. Je n'ai qu'un souhait : faites du français la première langue au monde dans les 30 à 40 ans qui viennent en décidant de le parler".

C'est sûr qu'en s'exprimant ainsi le visionnaire et volontariste Macron a plusieurs longueurs d'avance sur une bonne partie des élites de l'hexagone et du reste de l'Europe, trop ancrées dans un quotidien qui se conforme et se soumet à une mode dictée par l'outre-atlantique. Mais la mode ça va et ça vient. Les défenseurs de la francophonie et leurs alliés promoteurs du plurilinguisme sont en passe de réussir à démontrer qu'une langue conjoncturellement utile ne doit et ne peut s'universaliser. Beaucoup d'anglophones du reste en ont conscience, rappelons ce que disait Obama en 2008 aux étudiants américains : si nous voulons rester la grande puissance mondiale il faut apprendre la langue des autres !

Il a raison : que les francophones apprennent les autres langues, c'est le meilleur moyen d'amener les autres à apprendre le français !