La conférence internationale sur la francophonie et le plurilinguisme dans le monde s’est tenue à Paris les 14 et 15 février, l’objectif étant d’alimenter le «grand plan» qu'Emmanuel Macron doit annoncer le 20 mars. D’où le concours «mon idée pour le français» ouvert à tous les internautes.

Ainsi, la volonté de promouvoir le plurilinguisme demanderait que l’on n’entre pas dans une bataille stérile entre les langues. Michel de Rosen, PDG de Faurecia, explique ne pas vouloir «terrasser l’anglais, mais penser une combinaison en général, en particulier dans le monde des affaires. Tandis que Michaelle Jean, secrétaire générale de l’OIF, affirme que «la démocratie internationale et la langue unique sont incompatibles et qu’on ne peut imposer à tous des concepts véhiculés dans la langue de quelques-uns». 

Quant à Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, «on se projette encore insuffisamment comme francophone». Il propose donc un grand ménage de printemps dans les institutions et les idées, quitte à déplaire à quelques grincheux…

Pour Tim Horvat, étudiant slovène multilingue, l’apprentissage du français est trop souvent axé sur la grammaire, donc la langue paraît trop complexe, voire inabordable, comparée à l’anglais. Selon lui, il faut faire du français «une langue plus relax». 

Kaouther Adimi, lauréate du prix Renaudot des Lycéens, fait également remarquer en connaissance de cause le coût des études dans les lycées français de l’étranger. Elle aborde aussi la problématique des langues locales des pays issus de la colonisation. 

Bref, quelle stratégie enclencher en attendant de déclarer d’ici 2050 Kinshasa capitale de la francophonie ?