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Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, a fait fort ce matin en utilisant deux locutions latines lors de son intervention à la radio : ex-voto et in petto.

Ces deux termes méritent qu’on s’y arrête.

Passons pour ex-voto, par manque de contexte, tout en soulignant que lorsqu’il s’agit d’impôts, l’allusion à des louanges aux dieux semble pertinente !

Quant à in petto, qui est de l’italien venant du latin in pectore, on pense d’abord aux pectoraux, ce qui sied bien au ministre dynamique, mais il s’agit plutôt du cœur, justement bien caché par ces muscles protecteurs pour garder le secret d’une décision déjà prise, ce qui s’applique bien à la situation d’attente angoissée des Français à propos du prélèvement de l’impôt à la source : quelle décision garde in petto le président Macron ?

Quoi qu’il en soit, ça fait du bien d’avoir l’oreille attirée par ces marques de culture, dans ce tintamarre médiatique dominé par la soumission à l’anglo-américain. Merci, Monsieur le Ministre !