Au Maroc, Miss Amazigh fait honneur à sa langue et sa culture !

Siham Elazzaoui, 24 ans, diplômée en gestion d’entreprises, vient d’être couronnée Miss Amazigh à Agadir. C’est la 5è édition de cette manifestation annuelle et, parmi les nombreuses candidates, la sélection s’opère autant par le niveau d’études que par le physique, d’autant que leur tenue vestimentaire, colorée et fournie, est très pudique et laisse une belle place au talent des couturiers.

Siham Elazzaoui déclare à la presse qu’elle entend œuvrer pour la langue et la culture amazighe, ainsi que pour démontrer la compétence et le niveau d’études des femmes amazighes.

Pour comprendre la situation de cette langue : http://www.mezgarne.com/maroc/amazigh.php

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Weah, Corse, Versailles : 3 enjeux pour la francophonie

Trois évènements marquants de ce 22 janvier 2018 sont importants pour la francophonie :

-        L’ex-footballeur du PSG, George Weah, investi président du Libéria.

-        Les élus corses, Simeoni et Talamoni, reçus par Édouard Philippe.

-        Les dirigeants de 140 entreprises mondiales à Versailles.

1. Le Libéria a un nouveau président, George Weah. Ce petit pays africain n’a jamais été une colonie d’un pays européen, mais il a été formé au XIXè siècle pour permettre à des esclaves américains affranchis de fonder une mère-patrie. La France n’a jamais porté beaucoup d’intérêt à ce petit pays, c’est dommage et c’est un tort. Car ce pays, certes anglophone, a comme voisins la Côte d’Ivoire et la Guinée, grands pays francophones, et tous font partie d’une Afrique occidentale très francophone. La langue française est donc une langue très utile dans cette partie du continent dit du XXIè siècle. Il y a beaucoup d’offres d’emplois dans les pays africains anglophones stipulant la nécessité de savoir le français ! Et nous voici avec ce petit pays, le Libéria, grand comme 1/5 de la France, que la France met sous les feux du projecteur, certainement en raison de la personnalité de George Weah, cet enfant sortant des taudis de Monrovia, la capitale, devenu milliardaire grâce au football et francophone depuis son séjour à Paris. Le PSG et le Milan AC ont contribué à sa gloire. Maintenant qu’il se consacre à son pays et qu’il suscite un remarquable engouement populaire, je pense qu’il ne manquera pas d’inciter les enfants à bien apprendre à l’école et d’étudier le français comme première langue étrangère. Bonne chance à George Weah et au Libéria !

2. Les représentants nationalistes de la nouvelle territorialité corse, Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, seront reçus à 17h par le premier ministre, Édouard Philippe. Ils auront des questions éminemment politiques à traiter et l’une d’elles est la revendication d’une co-officialité de la langue corse. C’est un sujet tabou pour la France, qui n’a pas ratifié tous les articles de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires de 1992. On sait que l’histoire de la France est forte de son jacobinisme, avoué ou non. La monarchie absolue, la révolution de 1789, l’empire napoléonien, la république ont tous en commun un pouvoir central fort s’appuyant sur une langue unique. Le président Macron, durant la campagne présidentielle, a rappelé l’ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539, qui imposa que les actes relatifs à la vie publique soient rédigés en langage maternel français et non autrement, c’est-à-dire l’abandon du latin et le refus des dialectes et des langues régionales. Aussi le gouvernement aura- t- il fort à faire devant la revendication des dirigeants corses. En effet, sur France-info ce matin, l’indépendantiste Talamoni entendait, si nécessaire, faire le tour des pays d’Europe pour leur signaler la contradiction du pays des droits de l’homme qui prétend être un exemple pour les autres… Plaisir à venir !

Quant à la langue corse, aussi intéressante et captivante qu’elle soit pour un amoureux des langues, elle n’échappe pas, comme toutes les autres langues promues à l’unification politique et administrative d’un territoire, à l’obligation de faire des choix syntaxiques et grammaticaux dont l’évidence reste obscure pour certains de ses locuteurs ! Bonne chance à la langue corse de Centuri à Bonifacio !

3. Le président Emmanuel Macron reçoit cet après-midi au château de Versailles les dirigeants de 140 grandes entreprises mondiales. Juste avant le forum de Davos, il réussit un beau coup avec ce sommet de l’attractivité de la France. Bien évidemment  il se sent obligé de prendre la parole en anglais, en cette circonstance, pour cette rencontre dénommée « Choose France ». Comment pourrait-il faire autrement devant les dirigeants de Coca-Cola, Rolls-Roys, Facebook, UPS et les autres. C’est la langue des affaires, disait un journaliste. Soit, acceptons l’espoir que les retombées pour la francophonie seront bien réelles, mais rien n’est moins sûr, car l’image du château de Versailles, pour prestigieuse qu’elle soit, cantonne la France dans les siècles passés. Or l’un des arguments des promoteurs de la francophonie est que leur langue est aussi celle des affaires. D’où l’idée que Macron devrait s’adresser à ses invités au moins partiellement en français et le reste en anglais, comme le rossignol de la chanson d’Hugues Aufray… Quant au lieu choisi, pour montrer l’attractivité d’un pays performant et prometteur, peut-être qu’un auditorium du côté de la Défense… ? Bonne chance à la France attractive !

 

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Le pape François polyglotte : il parle même en mapudungun !

Les Mapuches ne sont pas très bien vus de la majorité des Chiliens. Ce peuple indigène de 800 mille âmes constitue l’une des minorités amérindiennes occupant un territoire s’étendant sur le Chili et l’Argentine et a été longtemps « malmené » par les conquistadors dès le XVIè siècle et récemment pendant la période Pinochet.

Ils parlent le mapudungun,  l’une des 5000 langues chères à Claude Hagège et à tous les amoureux des langues.

Le Pape François, lors de sa visite à Temuco, leur capitale, les a salués dans leur langue. Il s’agit d’une langue amérindienne orale. Son alphabet a été normalisé récemment, sur le modèle castillan. Il n’y a pas vraiment de difficultés de prononciation pour un locuteur de langue latine. L’accent tonique se porte sur l’avant-dernière syllabe, si le mot se termine par une voyelle et sur la dernière syllabe, si le mot se termine par une consonne.

Quelques exemples :

terre = mapu,  eau = ko,  feu = cütral,  nuit = punh,  jour = antü

manger = in,  boire = putun,  petit = pichi,  grand = fütra

femme = domo,   homme = wentru

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Leila Slimani et Catherine Deneuve : la langue et la culture françaises devraient les mettre d'accord

À propos de la polémique sur le « vivre ensemble, version femmes-hommes », voici comment réagit la très littéraire prix Goncourt 2016 Leila Slimani, que le président Macron a désignée comme sa représentante pour la francophonie. Dans ces moments de la vie, quotidiens et banals, je réclame le droit de ne pas être importunée. Le droit de ne même pas y penser. Je revendique ma liberté à ce qu’on ne commente pas mon attitude, mes vêtements, ma démarche, la forme de mes fesses, la taille de mes seins. Je revendique mon droit à la tranquillité, à la solitude, le droit de m’avancer sans avoir peur. Je ne veux pas seulement d’une liberté intérieure. Je veux la liberté de vivre dehors, à l’air libre, dans un monde qui est aussi un peu à moi. Car au fond se cache, derrière cette soi-disant liberté d’importuner, une vision terriblement déterministe du masculin : "un porc, tu nais". Les hommes qui m’entourent rougissent et s’insurgent de ceux qui m’insultent. Et, en moi, palpite la peur de toutes celles qui, dans les rues de milliers de villes du monde, marchent la tête baissée... Dans les rues du Caire, de New Delhi, de Lima, de Mossoul, de Kinshasa, de Casablanca, les femmes qui marchent s’inquiètent-elles de la disparition de la séduction et de la galanterie ? Ont - elles le droit, elles, de séduire, de choisir, d’importuner ?

Il est vrai que jusqu’à maintenant on entend ou lit des femmes qui ne sont pas Madame Toutlemonde. Les instituts de sondage ne vont pas manquer d’y palier. Cela élève le débat, peut-être. Cela donne à penser qu’il y a un débat, mais ce sont plutôt deux points de vue valables et respectables, qui ne regardent pas le problème au même niveau. Il n’y a personne qui cautionne le non-respect de la femme par l’homme. Il y a d’un côté une volonté louable de dire halte à la violence et la vulgarité, mais dans un emballement et une délation généralisée non vérifiable qui donne à penser à certains que cela peut laisser place à un puritanisme ordre moral qui ne correspond pas au mode de vie « européen » mais plutôt à ce que l’Amérique nous envoie subrepticement (cela rejoint l’objet de mon blogue !). Il y a donc de l’autre côté une façon mal comprise ou mal exprimée de vouloir respirer un grand coup et de retrouver un peu de sang froid pour mieux circoncire le problème et le traiter dignement. En fait ces fameux réseaux dits sociaux, qui dévoient plutôt le mot social, focalisent et éparpillent en même temps et ça finit par énerver tout le monde. Dommage, car c’est très beau ce qu’a écrit Leila Slimani et c’est aussi très souhaitable de ne pas inhiber la fantaisie et le plaisir d’un monde libre. Et ce serait très moche de laisser penser que les deux ne sont pas conciliables.

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Macron en Chine : "En Marche" devient "au galop" et la francophonie va galoper !

"jan ti xio taï tseu qwei tha" (rendons sa grandeur à notre planète) : nul doute que ces paroles prononcées en mandarin seront devenues historiques lorsque la lutte contre le réchauffement de la planète sera gagnée et que la langue française sera la plus parlée au monde ! Le président Macron, ou plutôt Ma-ke-long "le cheval qui dompte le dragon", n'en finit pas de surprendre le grand public par son dynamisme, sa culture et son volontarisme. Mettant en oeuvre ce que demande la constitution à un président de la république française, Emmanuel Macron prend la juste mesure du combat à mener pour la francophonie à l'échelle du monde du XXIè siècle. Outre les enjeux politiques et économiques que revêt son voyage officiel en Chine, il n'oublie pas sa mission de premier francophone et s'adresse ainsi à des étudiants qui ont choisi d'apprendre le français, après les avoir complimentés : " Le français est un atout pour l'avenir, c'est la 5è langue parlée au monde, la 4è d'internet, la 3è des affaires, la seconde la plus apprise. Au milieu du siècle, il y aura 700 millions de francophones, dont 85% en Afrique. Cela peut être davantage si vous vous l'appropriez. La Chine doit être une terre de francophonie. Le français s'est toujours construit dans le dialogue avec les autres langues, dans ses passages d'une culture à l'autre, dans ses échanges permanents. Le français n'est pas une langue hégémonique, c'est une langue qui se construit par le plurilinguisme et le fait que vous ayez fait ce choix est une source d'espoir. Je n'ai qu'un souhait : faites du français la première langue au monde dans les 30 à 40 ans qui viennent en décidant de le parler".

C'est sûr qu'en s'exprimant ainsi le visionnaire et volontariste Macron a plusieurs longueurs d'avance sur une bonne partie des élites de l'hexagone et du reste de l'Europe, trop ancrées dans un quotidien qui se conforme et se soumet à une mode dictée par l'outre-atlantique. Mais la mode ça va et ça vient. Les défenseurs de la francophonie et leurs alliés promoteurs du plurilinguisme sont en passe de réussir à démontrer qu'une langue conjoncturellement utile ne doit et ne peut s'universaliser. Beaucoup d'anglophones du reste en ont conscience, rappelons ce que disait Obama en 2008 aux étudiants américains : si nous voulons rester la grande puissance mondiale il faut apprendre la langue des autres !

Il a raison : que les francophones apprennent les autres langues, c'est le meilleur moyen d'amener les autres à apprendre le français !

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RT ou Rien Trouvé... d'intéressant. Où sont donc passées la langue et la culture russe ?

On se demande pourquoi la démocratie doit laisser des verrues progresser sur son derme, comme cette curieuse télé qui, à l'instar de nos élites européennes, n'a rien trouvé de mieux, Russia Today, que se dénommer dans la langue de son principal ennemi. A moins de réciproque, je n'ai pas compris comment des pays comme le nôtre tolèrent qu'une chaîne (privée?) financée par un état étranger se permette d'exercer une propagande au deuxième degré. Dans les années 50/60, au moins, on pouvait écouter, sur les ondes courtes de la TSF, radio Moscou et radio Pékin, qui émettaient des bulletins en langue française à la gloire du régime politique alors en vigueur dans leur pays, sur la belle société que eux avaient créée. Ils croyaient sans doute impressionner les oreilles de l'occident, mais la ficelle était un peu grosse. Il faut dire qu'à la même époque radio Washington nous intoxicait de chewing-gum, de coka-cola et de boogie-boogie, juste avant Johnny Halliday...

Si l'on cherche donc aujourd'hui ce qu'il y a sur RT (Russie Aujourd'hui), on trouve bien de l'aujourd'hui mais rien de russe, à part ce pauvre bateau qui se bat contre la glace de la Volga, mais, qu'on se rassure, il ne sombrera pas comme ce fanfaron et occidental Titanic, il saura, ce slave et fier navire, surmonter l'épreuve...

 Toutes les autres informations sont sur les mêmes sujets que ceux que la presse occidentale traite. RT ne fait que choisir les sujets qui dérangent les pouvoirs en place des pays occidentaux et les présentent d'une façon tellement tendancieuse que Macron a copieusement envoyé au président russe, dans les fauteuils du Grand Trianon, qu'il ne fallait pas confondre journalisme et propagande...

Quant à la culture russe, la langue russe, rien trouvé. Quel dommage, quel gâchis culturel ! Gilbert Bécaud et Nathalie jetés dans la mer Baltique ! A quand des programmes positifs sur les écrivains Soljenitsine, Pouchkine, Tolstoï, Dostoïevsky et tant d'autres, sur les musiciens du Lac des Cygnes, d'une Nuit sur le Mont chauve,  sur la difficile carrière de Chostakovitch qui a préféré rester aux prises avec le régime stalinien plutôt que se réfugier comme tant d'autres à l'étranger. A quand des émissions sur la société russe de tous les jours, n'est-elle pas présentable ?

Bref, ce n'est pas, du moins pour l'instant, avec cette chaîne que les nombreux élèves russisants des collèges et lycées (ma petite fille a opté pour une classe bilangue russe-anglais dès la classe de 6è) pourront trouver de quoi nourrir leur motivation. Certes, on me dira que ce n'est pas le but recherché, c'est évident. On peut quand même se demander si, à terme, ce grand pays ne gagnerait pas en attractivité à dépenser ses maigres roubles dans un investissement culturel brillant, plutôt que de chercher bêtement à déstabiliser des nations occidentales en flattant quelques personnages politiques qui ne trouvent gloire que sur sa piteuse tribune.

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Les yeux bleus de Jean d’Ormesson et Johnny Halliday

Le prince des lettres et l’idole des jeunes ont en commun ces yeux bleus d’ange malicieux qui participent de leur succès, même si ces célébrités ne jouent pas, il est vrai, dans la même division. L’un a fixé sur le papier son éloquence et sa brillante conversation. L’autre a chanté et secoué la langue française dans un moule américain. Ce sont des gloires nationales de langue française, certes, mais dont le rayonnement dépasse à peine l’aire de la francophonie.

Jean d’Ormesson craignait bien, avec lucidité, d’être jeté par l’histoire comme Ponson du Terrail, célébrité du XIXè siècle, n’y a pas survécu, tandis que Baudelaire, Rimbaud sont gravés dans le marbre du patrimoine francophone et traduits dans les autres langues.

Johnny Hallyday a absorbé la musique américaine des années 50 et a envoûté son public national en mettant des paroles françaises sur ces nouveaux rythmes, mais c’est tout. Rien de ce talentueux plagia n’a touché les publics non francophones et le siècle amorcé aura vite fait d’empiler la page des babyboumeurs…

Pour le rayonnement de la francophonie dans l’espace et dans le temps, il faudra plutôt compter sur Camus, Modiano, Piaf et d’autres…

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Lycées français de l’étranger : les premiers de cordée de la francophonie maltraités par le gouvernement

Certes, dans 137 pays de tous les continents, les 492 établissements du réseau AEFE accueillent 350 mille élèves.  Les enfants d’expatriés constituent 40% des effectifs et les autres 60% sont les enfants des élites locales ou lointaines, qui rivalisent parfois pour obtenir une place au sein du prestigieux enseignement français. On pourrait donc penser qu’on n’a autre chose à faire que de s’apitoyer sur le sort d’une telle gente favorisée, si on diminue les crédits consacrés à l’éducation de ces chers petits.

Par exemple, le lycée Charles de Gaulle de Londres refuse chaque année plus d’élèves qu’il n’en accueille, ce qui ne l’a pas empêché d’inscrire en 2007 le fils du président de la république…

Mais la francophonie est (ou devrait être !) une histoire sacrée pour le pays de la laïcité, fier et sans doute nostalgique de son histoire. C’est pourquoi le président Macron, dans son habit souverain, conscient des enjeux et des défis du monde qui évolue, lui a fixé à Athènes, à la Sorbonne, à Abou d’Abi la mission de rayonner davantage sur les 5 continents et de servir de modèle aux autres langues pour résister à l’hégémonie galopante du tout en anglais que les Américains n’ont même pas besoin d’orchestrer, tellement le monde non anglophone se vassalise devant lui.

Alors voilà pas que le gouvernement, ayant à tort ou à raison la volonté de raboter les crédits publics, a décidé de réduire de 33 millions les crédits alloués à l’enseignement français à l’étranger, ce qui reviendrait à supprimer des centaines de postes. L’onde de choc a été un tsunami. Des proportions de grévistes au-delà de 70 ou 80% à faire rêver les dirigeants syndicaux de l’hexagone. Et là le rayonnement de l’enseignement français a éclairé la planète entière : de Tokyo à Dakar en passant par New-Dehli, de Pékin à La Haye en passant par Nairobi, Athènes et Vienne… Bref, chapeau pour la mobilisation !

Triste constat donc de voir l’inadéquation entre les envolées oratoires d’un président enthousiaste qui veut convaincre et l’action politique de son propre gouvernement qui ne reconnait que les premiers de cordée correspondant à l’idéologie libérale dominante au détriment des forces actives de notre culture.

Si la république ne met pas la francophonie en marche, autant parler anglais tout de suite !

 

 

 

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La CAMIF dit non au black Friday et des lycéens en font un vendredi vert !

A Niort, Camif.fr a crié non au black Friday et a décidé de ne vendre aucun produit le jour du black Friday. M. Jacquillat a exhorté ses clients à ne rien acheter dans ce cadre-là, espérant ainsi éveiller les consciences. Ce n’est pas trop tôt. Les Américains ont tout à fait le droit d’honorer leurs coutumes ancestrales et on ne jugera pas leurs dérives commerciales idiotes, d’autant que l’Europe en a déjà aussi ! Mais ils nous ont déjà refourgué leur Halloween, alors « halte au tout américanisé ! ». Demandons à Google et Amazon leur chiffre d’affaires du 24/11 et combien de taxes ils ont reversé à chaque pays envahi et intoxiqué !

La surconsommation a atteint un seuil critique, c’est le cri d’alarme de 15 mille scientifiques qui ont lancé un appel récemment. Notre façon de consommer doit changer. Réparer au lieu de jeter. Une lueur d’espoir toutefois, car ce vendredi noir était vert à Sophia-Antipolis : les élèves du lycée Masséna de Nice ont gagné le trophée de la semaine école-entreprise organisée par l’AJE-PACA et l’UPE-06, en présentant leur création d’une mini-entreprise, dont l’activité consistera à transformer des jouets anciens en objets nouveaux connectés. Ces élèves montrent la voie de demain, qu’il faut prendre tout de suite !

 

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Quelques prix littéraires de l'Europe plurilingue

 

Cette liste est loin d'être exhaustive, mais elle permet de voyager à travers les langues de notre continent : langues slaves vers l'est, langues germaniques vers le nord, langues romanes vers le sud, mais aussi des langues aux racines plus rares, bref un voyage dans un patrimoine non seulement à préserver mais à pousser dans la modernité vivante...

Prix Bagutta Italie ] (2017 Vivian Lamarque)

Le Prix Bagutta fut créé à Milan en 1926. Il est l'un des deux prix littéraires parmi les plus importants d'Italie avec le Prix Viareggio

Prix Nadal [ Espagne ] (2016 Victor del Arbol)

Crée en 1945, en hommage au professeur de littérature et éditeur Eugène Nadal, décédé prématurément l'année précédente, le prix Nadal est l'un des plus prestigieux et des plus anciens de la péninsule ibérique

Prix Camões Portugal ] (2017 Manuel Alegre)

Ce prix littéraire le plus important de la sphère lusophone récompense chaque année, depuis 1989, un auteur de langue portugaise. Il est remis, alternativement, au Brésil ou au Portugal. Depuis 12 Brésil, 12 Portugal, 2 Angola, 2 Mozambique, 1 Cap Vert)

Prix Rossel [ Belgique ] (2016 Hubert Antoine)

A côté des Grand Prix de littérature décernés tous les trois ans par la fédération Wallonie-Bruxelles et qui sacrent plutôt des auteurs confirmés, le prix Victor Russel, créé en 1938 par le journal Le Soir, est l'événement annuel qui permet de révéler de nouveaux talents. Depuis quatre ans, avec la complicité du journal Le Soir, le Centre Wallonie-Bruxelles célèbre le lauréat du Prix Rossel à Paris.

Prix des lettres néerlandaises [ Pays-Bas ] (2012 : Leonard Nolens)

Prijs der Nederlandse Letteren : Comme tout monde le sait, nos amis belges parlent (presque) deux langues, dont le néerlandais. Le prix de la littérature néerlandaise récompense donc un ouvrage des Pays-Bas ou… de Flandre. Il est animé par l’Union de la langue néerlandaise.

Concours national [ Grand-Duché du Luxembourg ]

Le concours littéraire national, organisé par le ministère de la Culture, est ouvert aux auteurs nationaux mais s'exprimant en langues luxembourgeoise, allemande, française ou anglaise

Prix Georg-Büchner [ Allemagne ] (2017 Jan Wagner)

Plus prestigieuse distinction littéraire allemande, ce prix est décerné à un auteur dont l'œuvre sert admirablement la langue allemande et la culture germanophone.

Prix Ingeborg Bachmann [ Autriche ]

Le Prix Ingeborg Bachmann, un des principaux prix littéraires décernés dans les pays de langue allemande, clôture les fameuses Journées de la littérature de Klagenfurt, en Autriche, une fête du livre qui dure plusieurs jours et durant laquelle sont décernés d'autres prix significatifs

Prix de littérature du Conseil nordique [ Pays du nord de l'Europe ] (2016 Katarina Frostenson)

Le Prix de littérature du Conseil nordique, structure de collaboration interparlementaire établie en 1952 entre le Danemark, la Finlande, l'Islande, la Norvège, la Suède, les îles Féroé du Groenland et Åland, est attribué pour une œuvre littéraire écrite dans une des langues de ces pays du nord de l'Europe et qui, bien sûr, doit répondre à des critères « littéraires et artistiques élevés ».

Prix Brage [ Norvège ]

Le prix Brage (Brageprisen) est décerné chaque année par la fondation Den norske bokprisen (Prix du livre norvégien) et vise à récompenser la création littéraire norvégienne contemporaine.

Prix Finlandia [ Finlande ]

Créé en 1984, ce prix littéraire est décerné à la meilleure œuvre de fiction écrite par un citoyen finlandais. Il est complété par le prix Tieto qui récompense les essais et le prix Junior attribué à un ouvrage en direction de la  jeunesse.

Magnesia Litera [ République tchèque ]

Depuis 2002, ce prix, orgnaisé par l'association Litera qui regroupe en son sein les instances professionnelles nationales de l'édition ainsi que l'Académie des sciences, récompense « Le meilleur livre tchèque de l'année », et ce dans huit catégories différentes.

Prix Ksaver Šandor Gjalski [ Croatie ]

Ce prix littéraire, décerné par la ville de Zabok et l’Association des écrivains croates, est remis lors des « Journées de Gjalski », événement littéraire en mémoire de Ksaver Šandor Gjalski (1854 - 1935), député et grand romancier croate.

Prix Kossuth [ Hongrie ]

Le Prix Kossuth est présenté comme la récompense culturelle nationale la plus prestigieuse mais la Hongrie adore les prix et elle sait honorer plus spécifiquement les poètes avec deux prix renommés. Le premier, d'envergure européenne, le prix Bálint Balassi Memorial Sword, à la mémoire du fondateur de la poésie lyrique hongroise Bálint Balassi, gratifie un poète local et un artiste étranger. Le second, plus récent, déjà entaché du parfum de scandale, dédié à Janus Pannonius, est organisé par la section locale de PEN International et financé par le gouvernement hongrois

Prix du livre irlandais [ Irlande ]

C’est le seul concours littéraire qui fait consensus au plan national, soutenu par l’ensemble du réseau de la librairie. Il est géré par un organisme indépendant et financé entièrement par le mécénat d’entreprise. Les prix sont octroyés dans neufs catégories et par deux jurys, le premier regroupant des professionnels fédérés par l’Académie de littérature, l’autre animé par de simples lecteurs.

Prix Man Booker [ Royaume-Uni ]

Le prix Booker (Booker Prize) est réservé aux écrivains du Commonwealth, de l'Irlande, du Pakistan et de l'Afrique du Sud. C'est, avec les National Book Awards,  une des récompenses les plus recherchées en langue anglaise, compte tenu des conséquences commerciales sur les ventes des livres primés.

 

 

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