Michaelle Jean et Jean-Baptiste Lemoyne en tête pour la Francophonie

La conférence internationale sur la francophonie et le plurilinguisme dans le monde s’est tenue à Paris les 14 et 15 février, l’objectif étant d’alimenter le «grand plan» qu'Emmanuel Macron doit annoncer le 20 mars. D’où le concours «mon idée pour le français» ouvert à tous les internautes.

Ainsi, la volonté de promouvoir le plurilinguisme demanderait que l’on n’entre pas dans une bataille stérile entre les langues. Michel de Rosen, PDG de Faurecia, explique ne pas vouloir «terrasser l’anglais, mais penser une combinaison en général, en particulier dans le monde des affaires. Tandis que Michaelle Jean, secrétaire générale de l’OIF, affirme que «la démocratie internationale et la langue unique sont incompatibles et qu’on ne peut imposer à tous des concepts véhiculés dans la langue de quelques-uns». 

Quant à Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, «on se projette encore insuffisamment comme francophone». Il propose donc un grand ménage de printemps dans les institutions et les idées, quitte à déplaire à quelques grincheux…

Pour Tim Horvat, étudiant slovène multilingue, l’apprentissage du français est trop souvent axé sur la grammaire, donc la langue paraît trop complexe, voire inabordable, comparée à l’anglais. Selon lui, il faut faire du français «une langue plus relax». 

Kaouther Adimi, lauréate du prix Renaudot des Lycéens, fait également remarquer en connaissance de cause le coût des études dans les lycées français de l’étranger. Elle aborde aussi la problématique des langues locales des pays issus de la colonisation. 

Bref, quelle stratégie enclencher en attendant de déclarer d’ici 2050 Kinshasa capitale de la francophonie ?

 

 


DO NOT FORGET AUSTRALIA : hommage de Villers-Bretonneux aux soldats australiens de 1918

Le centenaire de l'amitié franco-australienne vient d’être célébré de façon spectaculaire par le Rotary Club d'Amiens, en la présence de l'Ambassadeur de l'Australie auprès de l'UNESCO, Angus Mackenzie : 700 passionnés d'Histoire ont rendu hommage aux soldats australiens morts pendant la Grande Guerre en formant les mots DO NOT FORGET AUSTRALIA au pied de la Tour du Souvenir. La photo sera la carte postale du centenaire de la bataille de Villers-Bretonneux des 24, 25 et 26 avril 1918, qui a vu les soldats australiens, britanniques et français arrêter l’avance allemande vers l’ouest et préserver la ville d’Amiens.

Villers-Bretonneux est fier de son mémorial, érigé pour honorer les 11000 soldats australiens morts au côté des Français contre l’armée allemande lors de la première guerre mondiale. L’épisode de Villers-Bretonneux près d’Amiens, en avril 1918, fut particulièrement décisif. Il faut rappeler le rôle important des pays du Commonwealth dans cette guerre. Le site du mémorial est susceptible d’être classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La phrase DO NOT FORGET AUSTRALIA  est un bel exemple de respect envers ces hommes qui ont fait sacrifice de leur vie et c’est heureux qu’elle soit formulée dans leur langue, même si certains d’entre eux étaient des aborigènes, comme le montre l’Opéra de Sydney. En effet, la pièce Black Diggers raconte comment, sans emploi et privés de droits, de nombreux Aborigènes n’ont pas hésité à s’enrôler dans l’armée. Là, ils étaient traités à égalité, avec la même solde que les autres. Sur le front, il n’y avait plus de différence. Dans les tombes non plus !

 

 

 

 

 

 

 

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Le Cercle Littéraire des Écrivains Cheminots et l'amour de la langue française !

Le CLEC, Cercle Littéraire des Écrivains Cheminots, mériterait de passer dans les médias à une heure de grande écoute, au moment où l’actualité se déchaîne sur la SNCF et met les cheminots au pilori pour leur faire expier de soi-disant privilèges !

Les cheminots talentueux créateurs de poésie et de nouvelles sont les héros d'un concours littéraire marqué chaque année par une remise des prix à Paris.

Le CLEC, association de plus de 500 membres, intervient également dans les centres de vacances de la SNCF (ces vacanciers sont privilégiés ?) et organise au fil de l’année des conférences et des expositions.

Ce faisant, ces amoureux des mots et des auteurs francophones montrent leur attachement à la langue française et pas mal de nos élites hexagonales devraient s’en inspirer. C’est dans l’esprit de défense de la loi Toubon de 1994, rappelant, s’il en était besoin, que le Français est la langue de la République, que le CLEC dénonce les dérives et les soumissions à la langue anglo-américaine, qui baptisent nos écoles de commerce et nos aéroports,  qui transforment la Tour Eiffel, qui nous intoxiquent de publicités, de films, de chants, au détriment du rayonnement de la francophonie et des autres langues. Il met à notre disposition des autocollants Non à l’anglais partout , que l’on peut demander au CLEC.

Bravo pour cette initiative et je suis heureux que mon blogue Halte au tout en anglais soit en phase avec elle !

 

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Macron avec Infantino, Le Graët, Drogba et Mbappé annonce la plateforme de transformation par le sport en Afrique

L'entretien Macron-Weah à l'Élysée, à peine couvert par les grands médias, se situe pourtant en plein dans le grand sujet qui préoccupe la France et l’Europe et au-delà : le développement de l’Afrique. Les deux présidents ont permis aux joueurs célèbres présents, Drogba et Mbappé, de redorer quelque peu l'image du football, assez ternie par l'effet du comportement de certains de leurs collègues. C'est réconfortant de les entendre prononcer des propos de reconnaissance d'une part et de sentir leur volonté de promouvoir le sport et ses vraies valeurs comme élément de développement social dans tous les pays. Ils font ainsi honneur à Pierre de Coubertin et aux millions de bénévoles qui se consacrent à l'encadrement sportif des jeunes !

Ainsi le président français, en compagnie de Gianni Infantino, président de la FIFA, et Noël Le Graët, président de la FFF, a annoncé le lancement d'une "plateforme de transformation par le sport" en Afrique, vouée à la construction d'infrastructures, à la fourniture d'équipements sportifs, à des programmes de formation ou à des aides à la création d'entreprises. C’est l'Agence française de développement (AFD) et la Banque africaine de développement (BAD) qui piloteront la plateforme, avec le soutien de la Fifa.

Le nouveau président du Libéria, se présentant comme "un enfant de la France" et rappelant les valeurs d'humilité et de travail qu’il a apprises à Monaco puis au PSG, pour terminer ce glorieux épisode par un Ballon d’Or en1995, entend bien donner au sport un rôle prééminent pour l'éducation et le développement en Afrique, d’autant que c'est le sport qui a permis de désarmer la jeunesse de son pays après les 20 années de guerre civile !

De son côté, Didier Drogba, ancien joueur de l'Olympique de Marseille, qui a créé une fondation en faveur de la santé et de l'éducation des jeunes en Côte d'Ivoire et en Afrique, donne avec enthousiasme sa conclusion : "Le football est très puissant, parce qu'il permet de rassembler, d'unir les peuples".

Puissent les investisseurs croire en la possibilité d’investir au Libéria, alors que ce pays a encore beaucoup à faire pour se montrer fiable !

 

 

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Bienvenue en France à George Weah, président du Libéria !

Pour avoir connu le Libéria d'avant les conflits fratricides de la fin du siècle précédent, je mesure l'importance du geste de George Weah, nouveau président, qui commence sa tournée européenne en France et qui sera reçu à l'Élysée par Emmanuel Macron. Certes, Weah est un ancien joueur du Paris-Saint-Germain, mais c'est surtout que la politique qu'il doit maintenant mener dans son petit pays de l'ouest africain a besoin de liens sérieux avec l'Afrique francophone et bien sûr avec la France.

En effet le Libéria, petit îlot anglophone avec la Sierra Leone, est entouré principalement de la Côte d'Ivoire et de la Guinée. Le Sénégal, le Burkina-Faso et bien d'autres ne sont pas loin. Ce pays a été fondé au XIXè siècle pour permettre à des Afro-Américains libérés de l'esclavage aux États-Unis de retrouver une "mère-patrie". La langue officielle est donc l'anglais, mais qui, de par son influence afro-américaine, se distingue nettement de la langue anglaise très "British" des pays africains anglophones.

La population est donc constituée, pour une part minoritaire mais socialement dominante, des descendants de ces esclaves affranchis, aux patronymes sonnant délicieusement anglais ou français selon le cas (par exemple Emmet Goodridge, Napoleon Cassel, Samuel Johnson, Daniel Massaquoi...), et pour une part plus importante des Africains autochtones portant des noms du type Momolu Dukuli. Ces exemples sont tirés des élèves à qui j'enseignais avec bonheur et quelques collègues camerounais et togolais la langue de Molière. En général, ils s'en sortaient très bien, naturellement motivés par la proximité d'une vaste aire francophone à proximité. Aujourd'hui les Alliances Françaises des pays anglophones de l'est africain savent la demande importante de cours de français, langue nécessaire pour trouver un emploi. C'est pourquoi il me semble indispensable que la France aide ces pays et fassent le maximum pour le rayonnement linguistique, culturel et économique de la Francophonie.

Au vu des enjeux d'aujourd'hui pour son pays, qui a tant besoin de paix et de développement, l'élection de George Weah, enfant des quartiers populaires, est de bon augure. Souhaitons-lui bonne réussite !

 

 

 

 

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Un concours de calligrammes à l'Alliance Française de Bangkok

Initiative originale prise par l'Alliance Française de Thaïlande à l’occasion de la fête de la francophonie (ภายใต้กรอบงานประชาคมโลกฝรั_เศส) programmée au mois de mars, le président Macron devant faire une intervention importante le 20. Il s’agit d’un concours de calligrammes, poésies graphiques pouvant s’avérer un moyen créatif et ludique d’apprendre les langues. Cette idée est liée au centenaire de la mort du poète Guillaume Apollinaire, qui a inventé le terme calligramme, mais les dessins-poèmes existaient déjà dans l’Antiquité, tel celui de Simmias de Rhodes, représentant une hache, un œuf et des ailes de l'amour.

Le règlement de ce concours mérite qu’on s’y arrête. Il est écrit en français, thaï et anglais. On y découvre les magnifiques lettres de cette langue isolante, dont les substantifs et les adjectifs sans genre ni nombre restent invariables, ne laisserait aucune place à un débat sur l’écriture inclusive ! On remarque également que le calendrier thaïlandais a plus de 5 siècles d’avance sur celui du monde occidental, puisqu’on est déjà en 2561 !

Les récompenses prévues sont soit une session de 30 heures de cours de français, soit une session de 30 heures de cours de mode.

Attention, pour participer, il faut justifier d’une résidence en Thaïlande depuis au moins 12 ans, alors, si ça vous intéresse, il faut d’abord vous installer dans ce beau pays et attendre l’an 2573 de l’ère bouddhiste…

 

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Bravo à Sébastien De Courtois, directeur de l'Institut Français d'Ankara

« Il ne s’agit pas de maintenir la seule présence héritée de l’histoire, mais au contraire de montrer en quoi la francophonie est porteuse d'avenir"

Sébastien De Courtois, vient d’être nommé directeur de l'Institut Français d'Ankara. Lepetitjournal.com lui a accordé un entretien, dans lequel il se définit comme un « passeur culturel ». Sa mission ne se borne pas à rappeler la culture française héritée de l’histoire mais au contraire à montrer en quoi la francophonie est porteuse d’avenir. Il croit à la voix portée par la francophonie, grâce, entre autre, à l’action des 96 Instituts Français sur les 5 continents. En Turquie des milliers d’élèves suivent des cours de français dans l’une des antennes d’Istanbul, Ankara ou Izmir. Il y a aussi 2 Alliances françaises à Bursa et Adana. Les retombées de ces actions sont attendues aussi bien sur le plan culturel et touristique que sur le plan économique et commercial. L’Institut Français, en plus des manifestations culturelles qu’il programme et des cours s’adressant aux apprenants individuels, œuvre également dans le cadre de partenariats avec des administrations, des associations et des fondations. La France peut ainsi jouer un rôle singulier dans la mondialisation. Sébastien de Courtois profite de cette tribune pour exhorter les universitaires et intellectuels de France à ne pas camper dans une posture de boycott vis-à-vis d’un pays qui a besoin de solidarité, d’amitié et de présence. Belle leçon, Monsieur, à nos élites hexagonales trop souvent étriquées à l’intérieur du boulevard périphérique !

(Merci à Nathalie Ritzmann de lepetitjournal.com)

 

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Victoires de la musique : bravo au hip-hop, honte aux variétés !

Le chanteur Orelsan, distingué aux 33e Victoires de la musique, confirme que le hip-hop hexagonal rayonne dans la langue française. Les rappeurs français, issus des banlieues et des provinces, font honneur à la langue du pays qui les nourrit, même si certains n’ont pas toujours brillé dans leurs paroles pour leur amour de la patrie !

On ne peut en dire autant de tous les artistes de variétés, suivez mon regard, tourné vers la fille de deux immenses vedettes francophones, Serge Gainsbourg et Jane Birkin, alors que celle-ci avait pour langue maternelle celle de Shakespeare !

Il est inadmissible que les autorités françaises, les décideurs français subventionnent, patronnent ou distinguent les artistes qui ne font que prodiguer leurs œuvres dans une autre langue que celles en usage dans le pays de Molière et dans les pays francophones des cinq continents.

Il faut que le public pèse sur cet aspect des choses, qui n’est pas anodin et qu’il ne faut pas confondre avec le nationalisme et le repli sur soi. Au contraire, c’est le pluralisme des cultures (donc des langues) qu’il faut promouvoir et défendre, avec clairvoyance et vigilance, afin d’éviter tout alignement zélé ou résigné sur une culture, aussi impressionnante qu’elle puisse paraître.

Dommage que le jury n’ait pas récompensé l’une des jeunes chanteuses qui chantent en français !

Heureusement qu’au dernier grand prix Eurovision le public de toute l’Europe, du nord au sud et de l’est à l’ouest a largement voté pour le chanteur portugais qui a chanté en portugais, faisant ainsi un énorme pied de nez aux 99% des autres candidat(e)s de tous les autres pays qui sans ambages détruisent leur pays en présentant leur chanson dans ce qu’ils considèrent comme la langue internationale.

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Bravo à lepetitjournal.com pour les Trophées des Français de l’Étranger

Les Français de l’étranger, par leur talent et leur audace, sont de véritables ambassadeurs de la France sur tous les continents et contribuent ainsi, de près ou de loin, à la francophonie.

Un organe de presse francophone en ligne, lepetitjournal.com a créé en 2013 les TROPHÉES DES FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER  pour mettre en valeur leur parcours et leur réussite. On en est cette année à la 6è édition.

Les candidat(e)s s’inscrivent dans les catégories suivantes :

  • Social et Humanitaire, remis par la Caisse des Français de l'étranger (CFE) 

Ce prix récompensera les candidats ayant un rôle moteur dans la préservation de la cohésion sociale, des actions sur la réduction des inégalités.

  • Education, remis par le CNED

Ce Trophée récompensera les personnes au service de la transmission de la connaissance : enseignement, (scolaire et universitaire dans tous les domaines), recherche, fondation de centres d’apprentissage, initiatives pour la francophonie...

Les candidats seront évalués sur leur capacité d’innovation, et le rayonnement de l’action engagée.

  • Ancien élève des Lycées français du monde, remis par l'Agence pour l’Enseignement Français à l'Étranger (AEFE)

Ce Trophée souhaite mettre en avant les parcours remarquables d'anciens élèves ayant effectué tout ou partie de leur scolarité dans le réseau de l'Enseignement français à l'étranger, qu'ils soient de nationalité française ou non. Le candidat, s'il est français, doit actuellement résider à l'étranger. S'il n'est pas français, le candidat devra justifier d'une activité qui participe au rayonnement de la France à l'étranger. Tous les candidats de cette catégorie devront préciser dans quel(s) établissement(s) ils ont effectué leur scolarité.  

  • Entrepreneur, remis par Humanis

Les candidats seront évalués sur leur flair (capacité à trouver une idée ou innovation et l’exploiter), leur leadership (capacité à être en charge de personnes et de les guider afin d'atteindre les objectifs fixés) et leur audace. L'engagement en faveur de valeurs humaines et sociales sera aussi apprécié, ainsi que la contribution au développement local et le soutien au développement de l'esprit d'entrepreneuriat "à la française".

  • Culture/Art de Vivre

Pour la 6e fois, lepetitjournal.com,  le quotidien en ligne des Français expatriés et des francophones, lance l'appel à candidatures pour les Trophées des Français de l'étranger. Cette cérémonie annuelle mettra en valeur des parcours étonnants de Français résidant à l’étranger et des engagements réussis à l’international

Cette catégorie regroupe les candidats qui font la créativité de la France à l’international dans les domaines suivants: Culture, art, mode, parfum, décoration, gastronomie, art floral et jardins.

Le jury sera sensible aux savoir-faire traditionnels et à la créativité.

  • Jeune Espoir (moins de 28 ans)

Ce prix sera attribué à un candidat qui se sera distingué pour sa capacité à évoluer dans une culture différente, son intégration et l'acquisition de nouvelles compétences. 

  • Prix du Public remis par la Banque Transatlantique

Au terme de l’appel à candidatures, lepetitjournal.com sélectionnera avec la Banque Transatlantique 10 candidatures. La campagne de vote des internautes est ouverte sur le site jusqu’au 13 mars. Le lauréat du prix du public sera désigné par les internautes.
 

Bravo et bonne chance à celles et ceux qui concourent !

 

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Amazon, le bracelet et le nouveau monde.

In Italia non ci sarà mai il braccialetto di Amazon. En Italie il n’y aura jamais le bracelet d’Amazon. Selon le chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni, "le défi, c'est un travail de qualité et non pas le travail avec un bracelet".
Dès le début de février la presse italienne a couvert les réactions politiques hostiles à ce système électronique breveté aux États-Unis visant à détecter les mouvements des mains de ses salariés dans ses entrepôts pour suivre leur travail. Pendant ce temps, les milieux politiques et syndicaux français font bien pâle figure, englués qu’ils sont dans leurs problèmes de santé.

Amazon se défend en essayant de faire croire que ce serait pour faciliter la tâche des ouvriers, mais ce géant du commerce en ligne a depuis longtemps la réputation d'entretenir des conditions de travail difficiles dans ses entrepôts et ses centres de distribution pour augmenter la productivité des employés et garantir des livraisons rapides aux clients.

Cette actualité est un exemple de la raison de ce blogue qui crie halte au tout-en-anglais ! Non pas que cette langue soit à bannir pour elle-même, non pas que le système anglo-saxon ne produise que de l’inhumain, puisque c’est en anglais que le New York Times décrit la culture d'entreprise "néfaste" d’Amazon, mais il souffle du continent américain un courant néo-libéral débridé et ravageur, que seule une Europe encore humanisée et de bon gouvernement – et ce n’est pas gagné !- peut contrer ou au moins freiner.

Aussi la bataille pour la francophonie et le plurilinguisme est-elle plus que jamais indispensable, si on ne veut pas d’un monde comme celui que décrit cet employé d’un entrepôt Amazon : devoir garer son véhicule prêt à partir selon le règlement afin de prévoir la fatigue qui les empêcherait de faire une marche arrière en fin de service ; de porter un badge bleu lorsqu’on est en CDI et vert en CDD ;  de perdre sa qualité d’ouvrier ou d’employé au profit de picker ou packer, selon qu’on retire les articles des rayons ou qu’on les emballe ; de devoir écrire sur un kaisen* ses avis et conseils pour améliorer le fonctionnement de l’entreprise, etc…

Je comprends maintenant mon instinct qui m’a fait faire mon dernier achat à la librairie Masséna plutôt que de cliquer sur Amazon.

* kaizen  改善 est la fusion des deux mots japonais kai et zen (= changement  et meilleur), c’est-à-dire l’amélioration continue de la qualité.

 

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