Macron au Salon du Livre de Paris : Bien malheureuse langue russe !

Polémique à propos du geste symbolique du président Macron : il a, lors de sa visite, ostensiblement évité la délégation russe, pourtant comme en 2005 invitée d’honneur du Salon.

Incompréhensible lorsqu’on sait l’appétence culturelle du chef de l’État ! Bien sûr qu’on peut y trouver la raison dans le contexte politico-hitchcockien qui oppose Poutine et Theresa May, mais notre sagesse ancestrale nous dit pourtant qu’entre l’arbre et l’écorce il ne faut point mettre le doigt…Alors, y aurait-il du donnant-donnant pour faire avancer les négociations brexiteuses ?

Bref, en ignorant les 40 auteurs russes présents au salon, ainsi pris en otages par notre président, celui-ci commet-il vraiment un acte injuste et contre-productif ? On pourrait le penser lorsqu’on entend le regret, la peine et l’ironie exprimés par Natalia Soljenitsyne, Natalia Turine et Zakhar Prilepine. Mais on comprend mieux la situation ubuesque dans laquelle se trouvent tous ces intellectuels lorsqu’on apprend que la célèbre Ludmila Oulitskaïa et la titulaire du Prix Nobel Svetlana Alexievitch qui, par leurs prises de position contre le Kremlin, ne cachent pas leur réprobation du régime actuel, n’ont pas eu l’honneur d’être sélectionnées par les autorités russes pour participer au Salon. À tel point que c’est l’éditeur français Gallimard qui a invité Ludmila Outskaïa sur son stand ! Édifiant n’est-ce pas ? Il y a comme une ressemblance symétrique avec l’affaire des athlètes russes aux derniers jeux olympiques.

Bien malheureuse langue russe qui se meut dans cet imbroglio d’un régime politique vraiment suranné, qui rejoue, notamment avec la chaîne Russia Today, un succédané de soviétisme aux ficelles grossières et qui prend à contre-pied son peuple, qui mérite mieux que cela après les épreuves subies au siècle dernier !

Heureusement, la langue russe est forte d’une culture littéraire riche. Le stand russe du Salon de Paris conserve un attrait majeur qui ne se limite pas à la partie d’échecs que doit jouer Anatoli Karpov, triple champion du monde. Tous les événements consacrés aux grands écrivains comme Maxime Gorki, Ivan Tourgueniev, Vladimir Maïakovski, Alexandre Soljenitsyne, Vladimir Vyssotski, valent le détour et l’un des moments phares sera la présentation des quatre premiers volumes de la « Bibliothèque russe » en français, projet fabuleux dont l’équivalent est déjà en cours en chine et aux États-unis.

Hors les murs, une table ronde aura lieu au siège de l’UNESCO pour le centenaire de la naissance de Soljenitsyne. Au musée Ivan-Tourgueniev de Bougival, une rencontre est prévue avec des écrivains russes. À Bordeaux, Marseille et Strasbourg, des auteurs participent à des rencontres organisées dans des universités et des librairies par l’Association France-Oural qui, avec la fondation Boris Eltsine de Ekaterinbourg, organise chaque année les Journées du livre russe et le Prix Russophonie en France. À l’issue de leur voyage, ces écrivains rédigeront des essais sur la province française, sur ses différences avec la province russe.

Que les élèves de collège et lycée, que les étudiants des universités n’hésitent pas, choisir d’apprendre la langue russe vaut vraiment la peine !

 

Posté par OUI LES LANGUES à 12:55 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,


Adriana Tanus et l’Orchestre des lycées français du monde, premier de cordée de la Francophonie !

Bravo à Adriana Tanus, professeure au lycée français de Madrid, qui met en scène 70 jeunes musiciens et 110 jeunes choristes des lycées français de 27 pays  pour ouvrir la Semaine de la langue française et de la francophonie.

C’est le 17 mars à Paris, dans le splendide auditorium de la Maison de la Radio, où l’on attend plus 1400 spectateurs, que l’Orchestre des lycées français du monde, sous la direction d’Adriana Tanus, donnera son grand concert pour célébrer la musique et la langue française.

Au programme des œuvres de Gioachino Rossini à Charles Gainsbourg, en passant par Charles Gounod et Sybelius, ainsi que des chants traditionnels de Côte d’Ivoire et du Japon. Que d’émotions en perspective !

Le concert sera également diffusé sur le site de l’AEFE et en podcast, grâce au travail d'une équipe de jeunes reporters internationaux des lycées français de Phnom Penh et de Porto !

Cela fait 4 ans que Madame Tanus conduit un orchestre constitué d’élèves de lycées français à Madrid, à Paris, à Ho-Chi-Minh-Ville ! Cette année ils viennent de 27 pays, tous unis par un amour de la musique et de la langue française. Ces jeunes, scolarisés de la Sixième à la Terminale, ont fait un triomphe au Lycée Français de Madrid lors de la répétition générale en janvier dernier. La chef d’orchestre et professeur, au micro de France-info, se plaît à raconter comment ses élèves de tous les continents conversent entre eux. En français bien sûr !

 

 

 

Posté par OUI LES LANGUES à 20:24 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

Michaelle Jean et Jean-Baptiste Lemoyne en tête pour la Francophonie

La conférence internationale sur la francophonie et le plurilinguisme dans le monde s’est tenue à Paris les 14 et 15 février, l’objectif étant d’alimenter le «grand plan» qu'Emmanuel Macron doit annoncer le 20 mars. D’où le concours «mon idée pour le français» ouvert à tous les internautes.

Ainsi, la volonté de promouvoir le plurilinguisme demanderait que l’on n’entre pas dans une bataille stérile entre les langues. Michel de Rosen, PDG de Faurecia, explique ne pas vouloir «terrasser l’anglais, mais penser une combinaison en général, en particulier dans le monde des affaires. Tandis que Michaelle Jean, secrétaire générale de l’OIF, affirme que «la démocratie internationale et la langue unique sont incompatibles et qu’on ne peut imposer à tous des concepts véhiculés dans la langue de quelques-uns». 

Quant à Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, «on se projette encore insuffisamment comme francophone». Il propose donc un grand ménage de printemps dans les institutions et les idées, quitte à déplaire à quelques grincheux…

Pour Tim Horvat, étudiant slovène multilingue, l’apprentissage du français est trop souvent axé sur la grammaire, donc la langue paraît trop complexe, voire inabordable, comparée à l’anglais. Selon lui, il faut faire du français «une langue plus relax». 

Kaouther Adimi, lauréate du prix Renaudot des Lycéens, fait également remarquer en connaissance de cause le coût des études dans les lycées français de l’étranger. Elle aborde aussi la problématique des langues locales des pays issus de la colonisation. 

Bref, quelle stratégie enclencher en attendant de déclarer d’ici 2050 Kinshasa capitale de la francophonie ?

 

 

DO NOT FORGET AUSTRALIA : hommage de Villers-Bretonneux aux soldats australiens de 1918

Le centenaire de l'amitié franco-australienne vient d’être célébré de façon spectaculaire par le Rotary Club d'Amiens, en la présence de l'Ambassadeur de l'Australie auprès de l'UNESCO, Angus Mackenzie : 700 passionnés d'Histoire ont rendu hommage aux soldats australiens morts pendant la Grande Guerre en formant les mots DO NOT FORGET AUSTRALIA au pied de la Tour du Souvenir. La photo sera la carte postale du centenaire de la bataille de Villers-Bretonneux des 24, 25 et 26 avril 1918, qui a vu les soldats australiens, britanniques et français arrêter l’avance allemande vers l’ouest et préserver la ville d’Amiens.

Villers-Bretonneux est fier de son mémorial, érigé pour honorer les 11000 soldats australiens morts au côté des Français contre l’armée allemande lors de la première guerre mondiale. L’épisode de Villers-Bretonneux près d’Amiens, en avril 1918, fut particulièrement décisif. Il faut rappeler le rôle important des pays du Commonwealth dans cette guerre. Le site du mémorial est susceptible d’être classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La phrase DO NOT FORGET AUSTRALIA  est un bel exemple de respect envers ces hommes qui ont fait sacrifice de leur vie et c’est heureux qu’elle soit formulée dans leur langue, même si certains d’entre eux étaient des aborigènes, comme le montre l’Opéra de Sydney. En effet, la pièce Black Diggers raconte comment, sans emploi et privés de droits, de nombreux Aborigènes n’ont pas hésité à s’enrôler dans l’armée. Là, ils étaient traités à égalité, avec la même solde que les autres. Sur le front, il n’y avait plus de différence. Dans les tombes non plus !

 

 

 

 

 

 

 

Posté par OUI LES LANGUES à 11:24 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Le Cercle Littéraire des Écrivains Cheminots et l'amour de la langue française !

Le CLEC, Cercle Littéraire des Écrivains Cheminots, mériterait de passer dans les médias à une heure de grande écoute, au moment où l’actualité se déchaîne sur la SNCF et met les cheminots au pilori pour leur faire expier de soi-disant privilèges !

Les cheminots talentueux créateurs de poésie et de nouvelles sont les héros d'un concours littéraire marqué chaque année par une remise des prix à Paris.

Le CLEC, association de plus de 500 membres, intervient également dans les centres de vacances de la SNCF (ces vacanciers sont privilégiés ?) et organise au fil de l’année des conférences et des expositions.

Ce faisant, ces amoureux des mots et des auteurs francophones montrent leur attachement à la langue française et pas mal de nos élites hexagonales devraient s’en inspirer. C’est dans l’esprit de défense de la loi Toubon de 1994, rappelant, s’il en était besoin, que le Français est la langue de la République, que le CLEC dénonce les dérives et les soumissions à la langue anglo-américaine, qui baptisent nos écoles de commerce et nos aéroports,  qui transforment la Tour Eiffel, qui nous intoxiquent de publicités, de films, de chants, au détriment du rayonnement de la francophonie et des autres langues. Il met à notre disposition des autocollants Non à l’anglais partout , que l’on peut demander au CLEC.

Bravo pour cette initiative et je suis heureux que mon blogue Halte au tout en anglais soit en phase avec elle !

 

Posté par OUI LES LANGUES à 11:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,


Macron avec Infantino, Le Graët, Drogba et Mbappé annonce la plateforme de transformation par le sport en Afrique

L'entretien Macron-Weah à l'Élysée, à peine couvert par les grands médias, se situe pourtant en plein dans le grand sujet qui préoccupe la France et l’Europe et au-delà : le développement de l’Afrique. Les deux présidents ont permis aux joueurs célèbres présents, Drogba et Mbappé, de redorer quelque peu l'image du football, assez ternie par l'effet du comportement de certains de leurs collègues. C'est réconfortant de les entendre prononcer des propos de reconnaissance d'une part et de sentir leur volonté de promouvoir le sport et ses vraies valeurs comme élément de développement social dans tous les pays. Ils font ainsi honneur à Pierre de Coubertin et aux millions de bénévoles qui se consacrent à l'encadrement sportif des jeunes !

Ainsi le président français, en compagnie de Gianni Infantino, président de la FIFA, et Noël Le Graët, président de la FFF, a annoncé le lancement d'une "plateforme de transformation par le sport" en Afrique, vouée à la construction d'infrastructures, à la fourniture d'équipements sportifs, à des programmes de formation ou à des aides à la création d'entreprises. C’est l'Agence française de développement (AFD) et la Banque africaine de développement (BAD) qui piloteront la plateforme, avec le soutien de la Fifa.

Le nouveau président du Libéria, se présentant comme "un enfant de la France" et rappelant les valeurs d'humilité et de travail qu’il a apprises à Monaco puis au PSG, pour terminer ce glorieux épisode par un Ballon d’Or en1995, entend bien donner au sport un rôle prééminent pour l'éducation et le développement en Afrique, d’autant que c'est le sport qui a permis de désarmer la jeunesse de son pays après les 20 années de guerre civile !

De son côté, Didier Drogba, ancien joueur de l'Olympique de Marseille, qui a créé une fondation en faveur de la santé et de l'éducation des jeunes en Côte d'Ivoire et en Afrique, donne avec enthousiasme sa conclusion : "Le football est très puissant, parce qu'il permet de rassembler, d'unir les peuples".

Puissent les investisseurs croire en la possibilité d’investir au Libéria, alors que ce pays a encore beaucoup à faire pour se montrer fiable !

 

 

Posté par OUI LES LANGUES à 16:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

Bienvenue en France à George Weah, président du Libéria !

Pour avoir connu le Libéria d'avant les conflits fratricides de la fin du siècle précédent, je mesure l'importance du geste de George Weah, nouveau président, qui commence sa tournée européenne en France et qui sera reçu à l'Élysée par Emmanuel Macron. Certes, Weah est un ancien joueur du Paris-Saint-Germain, mais c'est surtout que la politique qu'il doit maintenant mener dans son petit pays de l'ouest africain a besoin de liens sérieux avec l'Afrique francophone et bien sûr avec la France.

En effet le Libéria, petit îlot anglophone avec la Sierra Leone, est entouré principalement de la Côte d'Ivoire et de la Guinée. Le Sénégal, le Burkina-Faso et bien d'autres ne sont pas loin. Ce pays a été fondé au XIXè siècle pour permettre à des Afro-Américains libérés de l'esclavage aux États-Unis de retrouver une "mère-patrie". La langue officielle est donc l'anglais, mais qui, de par son influence afro-américaine, se distingue nettement de la langue anglaise très "British" des pays africains anglophones.

La population est donc constituée, pour une part minoritaire mais socialement dominante, des descendants de ces esclaves affranchis, aux patronymes sonnant délicieusement anglais ou français selon le cas (par exemple Emmet Goodridge, Napoleon Cassel, Samuel Johnson, Daniel Massaquoi...), et pour une part plus importante des Africains autochtones portant des noms du type Momolu Dukuli. Ces exemples sont tirés des élèves à qui j'enseignais avec bonheur et quelques collègues camerounais et togolais la langue de Molière. En général, ils s'en sortaient très bien, naturellement motivés par la proximité d'une vaste aire francophone à proximité. Aujourd'hui les Alliances Françaises des pays anglophones de l'est africain savent la demande importante de cours de français, langue nécessaire pour trouver un emploi. C'est pourquoi il me semble indispensable que la France aide ces pays et fassent le maximum pour le rayonnement linguistique, culturel et économique de la Francophonie.

Au vu des enjeux d'aujourd'hui pour son pays, qui a tant besoin de paix et de développement, l'élection de George Weah, enfant des quartiers populaires, est de bon augure. Souhaitons-lui bonne réussite !

 

 

 

 

Posté par OUI LES LANGUES à 18:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Un concours de calligrammes à l'Alliance Française de Bangkok

Initiative originale prise par l'Alliance Française de Thaïlande à l’occasion de la fête de la francophonie (ภายใต้กรอบงานประชาคมโลกฝรั_เศส) programmée au mois de mars, le président Macron devant faire une intervention importante le 20. Il s’agit d’un concours de calligrammes, poésies graphiques pouvant s’avérer un moyen créatif et ludique d’apprendre les langues. Cette idée est liée au centenaire de la mort du poète Guillaume Apollinaire, qui a inventé le terme calligramme, mais les dessins-poèmes existaient déjà dans l’Antiquité, tel celui de Simmias de Rhodes, représentant une hache, un œuf et des ailes de l'amour.

Le règlement de ce concours mérite qu’on s’y arrête. Il est écrit en français, thaï et anglais. On y découvre les magnifiques lettres de cette langue isolante, dont les substantifs et les adjectifs sans genre ni nombre restent invariables, ne laisserait aucune place à un débat sur l’écriture inclusive ! On remarque également que le calendrier thaïlandais a plus de 5 siècles d’avance sur celui du monde occidental, puisqu’on est déjà en 2561 !

Les récompenses prévues sont soit une session de 30 heures de cours de français, soit une session de 30 heures de cours de mode.

Attention, pour participer, il faut justifier d’une résidence en Thaïlande depuis au moins 12 ans, alors, si ça vous intéresse, il faut d’abord vous installer dans ce beau pays et attendre l’an 2573 de l’ère bouddhiste…

 

Posté par OUI LES LANGUES à 13:57 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Bravo à Sébastien De Courtois, directeur de l'Institut Français d'Ankara

« Il ne s’agit pas de maintenir la seule présence héritée de l’histoire, mais au contraire de montrer en quoi la francophonie est porteuse d'avenir"

Sébastien De Courtois, vient d’être nommé directeur de l'Institut Français d'Ankara. Lepetitjournal.com lui a accordé un entretien, dans lequel il se définit comme un « passeur culturel ». Sa mission ne se borne pas à rappeler la culture française héritée de l’histoire mais au contraire à montrer en quoi la francophonie est porteuse d’avenir. Il croit à la voix portée par la francophonie, grâce, entre autre, à l’action des 96 Instituts Français sur les 5 continents. En Turquie des milliers d’élèves suivent des cours de français dans l’une des antennes d’Istanbul, Ankara ou Izmir. Il y a aussi 2 Alliances françaises à Bursa et Adana. Les retombées de ces actions sont attendues aussi bien sur le plan culturel et touristique que sur le plan économique et commercial. L’Institut Français, en plus des manifestations culturelles qu’il programme et des cours s’adressant aux apprenants individuels, œuvre également dans le cadre de partenariats avec des administrations, des associations et des fondations. La France peut ainsi jouer un rôle singulier dans la mondialisation. Sébastien de Courtois profite de cette tribune pour exhorter les universitaires et intellectuels de France à ne pas camper dans une posture de boycott vis-à-vis d’un pays qui a besoin de solidarité, d’amitié et de présence. Belle leçon, Monsieur, à nos élites hexagonales trop souvent étriquées à l’intérieur du boulevard périphérique !

(Merci à Nathalie Ritzmann de lepetitjournal.com)

 

Posté par OUI LES LANGUES à 15:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

Victoires de la musique : bravo au hip-hop, honte aux variétés !

Le chanteur Orelsan, distingué aux 33e Victoires de la musique, confirme que le hip-hop hexagonal rayonne dans la langue française. Les rappeurs français, issus des banlieues et des provinces, font honneur à la langue du pays qui les nourrit, même si certains n’ont pas toujours brillé dans leurs paroles pour leur amour de la patrie !

On ne peut en dire autant de tous les artistes de variétés, suivez mon regard, tourné vers la fille de deux immenses vedettes francophones, Serge Gainsbourg et Jane Birkin, alors que celle-ci avait pour langue maternelle celle de Shakespeare !

Il est inadmissible que les autorités françaises, les décideurs français subventionnent, patronnent ou distinguent les artistes qui ne font que prodiguer leurs œuvres dans une autre langue que celles en usage dans le pays de Molière et dans les pays francophones des cinq continents.

Il faut que le public pèse sur cet aspect des choses, qui n’est pas anodin et qu’il ne faut pas confondre avec le nationalisme et le repli sur soi. Au contraire, c’est le pluralisme des cultures (donc des langues) qu’il faut promouvoir et défendre, avec clairvoyance et vigilance, afin d’éviter tout alignement zélé ou résigné sur une culture, aussi impressionnante qu’elle puisse paraître.

Dommage que le jury n’ait pas récompensé l’une des jeunes chanteuses qui chantent en français !

Heureusement qu’au dernier grand prix Eurovision le public de toute l’Europe, du nord au sud et de l’est à l’ouest a largement voté pour le chanteur portugais qui a chanté en portugais, faisant ainsi un énorme pied de nez aux 99% des autres candidat(e)s de tous les autres pays qui sans ambages détruisent leur pays en présentant leur chanson dans ce qu’ils considèrent comme la langue internationale.

Posté par OUI LES LANGUES à 12:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,