langue de bois = langue morte, "foutre le bordel" c'est de la langue vivante !

Le moins que l’on puisse dire est que nos présidents de la république du 21è siècle contribuent à la vie et l’évolution de la langue française sans verser dans les anglicismes à la mode de nos élites. La constitution les fait garants de la langue et bien ils s’y emploient ! Tant mieux, au moins ils font honneur au vrai génie de la langue : karchériser la banlieue, casse-toi pauv’con !, les sans dents, foutre le bordel…

Voilà du français comme on aime, du vivant, du concret, du passionné !

Voilà des signifiants impossibles à traduire littéralement dans les autres langues !

Voilà de la création qui fait de son auteur un héros moderne !

Voilà du déclencheur de réactions qui ramène les citoyens vers leurs personnages politiques !

Voilà de la nourriture pour journalistes et des pétards pour politiciens en panne d'arguments !

Voilà au moins de l’anti-langue de bois, celle qui agace tout le monde et qui ne trompe personne, celle qui paraît bien construite et qui ne valorise en rien son auteur !

M. Castaner a raison, la langue de bois est comme une langue morte et les gens aiment qu’on appelle un chat un chat, même s’ils s’en défendent…

Vive la langue française, vivent les langues vivantes !

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Quand le Sénat s'occupe de la Francophonie, bravo à Mme Garriaud-Maylam !

Enseigner le français à l’étranger : un besoin criant ! Jeunes diplômés, jeunes retraités, lisez !

En dépit des nombreux dispositifs prévus pour promouvoir les actions de volontariat de solidarité internationale, ces programmes ne permettent pas à des volontaires d’aller soutenir et accompagner l’enseignement du français à l’étranger. Or, dans certains pays, la francophonie recule faute d’un nombre suffisant d’enseignants !

Certes, la France forme des professeurs diplômés spécialistes de l’enseignement du français aux locuteurs étrangers, mais les moyens de financer l’envoi de tels professeurs à l’international manquent. Eh oui !

Par conséquent, la sénatrice, Joëlle Garriaud-Maylam, vient d’élaborer une proposition de loi pour créer un dispositif de volontariat international d’enseignement en français (VIEF), ouvert aussi bien à de jeunes diplômés recherchant une première expérience professionnelle à l’étranger, qu’à de jeunes retraités désireux de mettre à profit leur expérience et leur passion à l’étranger. Ces personnes pourraient se positionner sur des missions d’appui à la diffusion et l’enseignement du français dans des structures associatives ou des établissements culturels, scolaires ou universitaires du pays de résidence, après avoir reçu une courte formation pédagogique confiée à l’Institut Français. Les missions dureront de 6 à 24 mois. Les volontaires bénéficieront d’une indemnité, non soumise à l’impôt sur le revenu ou aux cotisations et contributions sociales en France, puisque n’ayant pas le caractère d’un salaire ou d’une rémunération ; ils auront également un minimum de 2 jours de congés payés par mois de mission et seront affiliés par l’organisme les accueillant à un régime de sécurité sociale garantissant au minimum des droits identiques à ceux du régime général de la sécurité sociale française. L’indemnité et la couverture sociale seront intégralement prises en charge par la structure d’accueil.

L’octroi de l’agrément aux structures d’accueil, la diffusion des offres de mission, la gestion des contrats de volontariat et l’organisation d’une courte formation pédagogique en amont de la mission seront confiés à l’Institut Français, tandis que chaque structure d’accueil sera libre d’évaluer et sélectionner les candidats.

Souhaitons que ce projet aboutisse et contribue au rayonnement de la francophonie !

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Après la remontada : la casserolada !

Après la fameuse remontada du Barça sur le PSG, la Catalogne enrichit son patrimoine linguistique avec le terme casserolada, manifestation de protestation bien connue des Français depuis la campagne présidentielle…

Remarquons que le mot catalan est assez proche du mot français casserole, tandis que les Espagnols et Sud-Américains emploient des termes comme esquellotada ou  esquellada, renvoyant à écuelle. Ne pas en déduire quoi que ce soit trop vite ! Chacune de ces langues, aussi bien celle de Cervantès, qui fit le tour du monde avec son Don Quichotte, que celle de Ramon Llull, qui démarqua le catalan de l’occitan médiéval, contribue à la culture européenne et mondiale et c’est tant mieux !

Cela dit, après le tintamarre qui résonne au fond du goufre où se sont enfoncés le gouvernement du royaume d’Espagne et la généralité de Catalogne, il leur faudra vite trouver la force et l’intelligence pour faire ensemble ou séparés une belle remontada...

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Fincantieri/STX et Siemens/Alstom : Les chefs d’État ne noient pas leur langue, mais les PDG écrasent la leur !

Fincantieri/STX et Siemens/Alstom : Les chefs d’État ne jettent pas leur langue dans les eaux portuaires, mais les PDG broient la leur sur les rails des TGV…

Si on ne gagne pas ensemble, on perd tous les deux !” déclare le président français, Emmanuel Macron, au chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni, à propos de l’accord qu’ils viennent de sceller sur les compagnies de chantiers navals Fincantieri et STX. La scène se déroule à Lyon, le 27 septembre, lors du 34è sommet franco-italien. La conférence de presse dure environ une heure. Les deux dirigeants s’expriment dans leur langue nationale, chacun avec humour et conviction. Ils s’écoutent et semblent se comprendre, car ils ne portent pas d’oreillette. Les journalistes posent leurs questions dans la langue de celui auquel ils s’adressent. À remarquer que Gentiloni dit en italien dossier et feuille de route. Il pourrait faire mieux avec tabella di marcia, mais, ouf et heureusement, il évite roadmap, qui se dit aussi en italien colonisé ! À remarquer encore que l’auditoire s’accommode des 2 langues, traduites ou non, et qu’on nous épargne la langue soi-disant internationale. Comme quoi on peut vraiment brexiter cette langue-là !

Le même jour, à Paris,les PDG de Siemens et Alstom présentent l’accord marquant la fusion de leur entreprise.Henri Poupart-Lafarge, actuel directeur d’Alstom dirigera le nouvel ensemble. Il aura la lourde charge d'éviter les luttes picrocholines entre Français et Allemands, en raison des différences de cultures entre les deux entreprises, qui étaient rivales jusqu'ici, mais la langue anglaise l’aidera peut-être, si on en juge par la triste cérémonie annonçant la fusion des entreprises. En effet, la conférence de presse tenue par les deux dirigeants est édifiante. Joe Kaeser, actuel directeur de Siemens, assure que cette fusion renforcera l’Europe avec cette magnifique formule : Global European mobility champion. À remarquer que les deux orateurs se livrent à un long plaidoyer pour promouvoir l’opération. Ils le font en anglais, chacun avec son style et son talent, le Français ayant un accent déplorable compensé par une diction claire, l’Allemand ayant un meilleur accent mais gâché par une diction inaudible ! Effet piteux et je me demande encore pourquoi ils se donnent tant de peine à se mouler dans ce diktat de devoir s’exprimer dans la soi-disant langue internationale. C’est contre-productif (pas fort pour des chefs d’entreprise !), car cela les empêche d’exprimer leur cœur, leur conviction, leur détermination, leur enthousiasme, qu’ils pourraient davantage transmettre à l’auditoire dans leur langue maternelle. Le comble, c’est qu’ils disent bonjour en français au début de leur intervention et merci à la fin, deux paroles magnifiques pour les rendre humains !

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Macron, la Sorbonne et les langues de l’Europe.

Le décor : Le lieu du discours du président Macron est emblématique : Robert de Sorbon, théologien et chapelain du roi Louis IX, fonde à Paris un collège pour permettre à des étudiants séculiers en théologie de ne pas être en prise aux difficultés matérielles que lui, fils de paysan des Ardennes, a connues pendant ses études. En 1250, la reine Blanche, régente pendant l’absence du roi parti en croisade, cède « à maître Robert de Sorbon, chanoine de Cambrai, pour la demeure des pauvres écoliers, une maison qui avait appartenu à un nommé Jean d’Orléans, et les écuries contiguës de Pierre Pique-l’Ane (Petri Pungentis-Asinum) situées dans la rue Coupe-Gueule, devant le palais dus Thermes ». Le collège de Sorbonne devient ensuite l’un des plus célèbres établissements de l’Université de Paris.

Le discours : Pendant plusieurs minutes, le président, devant un parterre d’étudiants originaires de pays européens, traite la question du fil insécable du multilinguisme de l’Europe . Il affirme que le foisonnement des langues est un atout et va même jusqu’à mettre en exergue l’intraduisible, qui marque selon lui l’irréductibilité de nos différences ! Cet élan remarquable pour la place des langues est inédit dans les discours de politiciens et d'autant plus significatif qu'il débouche sur des objectifs concrets en phase avec les objectifs politiques qu'il développe par ailleurs. Bravo ! 

Il évoque alors le processus de Bologne, concernant le rapprochement des systèmes d’études supérieures européens (LMD, Licence, Master, Doctorat) et propose sur la même base le processus de la Sorbonne : un système d'harmonisation et de reconnaissance des diplômes du système secondaire. « L'Europe doit être cet espace où tous les étudiants devront parler, d'ici 2024, aux moins deux langues européennes. Tous les étudiants ou apprentis devront d'ici cette date avoir passé au moins six mois d'échange dans un pays d'Europe. »

En cela, il rejoint tout à fait le point de vue exprimé par Enrico Letta, ancien chef du gouvernement italien, qui enseigne actuellement à Sciences Po Paris (voir plus avant dans ce blogue).

Les applaudissements du jeune public à ces annonces sont de bon augure !

 

 

 

 

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24 nouveaux termes et définitions parus au Journal officiel le 21 septembre 2017

COMMUNIQUÉ

24 nouveaux termes et définitions

dans les domaines de l'économie et des finances
sont parus au Journal officiel le 21 septembre 2017

Retrouvez plus de 7 600 termes publiés au Journal officiel
sur le site FranceTerme.culture.fr 
 

  La langue française offre des termes clairs et compréhensibles pour rester en phase avec les avancées scientifiques, même les plus complexes. Destinés notamment aux professionnels, administrations, traducteurs ainsi qu'aux médias, ces termes et leurs définitions  permettent à la fois de rendre accessibles au plus large public des notions et des réalités nouvelles issues de la recherche et de transmettre le savoir dans notre langue.

Toute l'année, pour garder notre langue vivante et apte à nommer les innovations scientifiques et techniques, un réseau d'experts propose à la Commission d'enrichissement de la langue française des termes nouveaux et des définitions qui, une fois validés par l'Académie française, paraissent au Journal officiel et sont rendus accessibles à tous sur le site FranceTerme.



-   Assurance :
    clause-relais
    contrat d'assurance titrisé
    garantie subséquente
    obligation-catastrophe
-  Économie et gestion d'entreprise :
    criblage
-  Économie générale :
    criblage
    économie sociale et solidaire
    externalité
    impatrié, -e
    indicateur présomptif d'imposition
    observance fiscale
    prix de transfert
    régime privilégié des brevets
-  Finance :
    antétransaction
    branche d?un contrat d?échange
    cadrage prospectif
    contrat d'échange
    contrat d'échange sur actions
    contrat d'assurance titrisé
    contrat d'échange de taux d'intérêt variables
    cours de change à terme
    finance parallèle
    financement participatif par prêt
    obligation convertible conditionnée
    obligation-catastrophe
    prêt participatif
    taux d'intérêt à terme
 





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Depuis 2005 la langue française a-t-elle raté le coach ?

 Au Journal officiel du 22 juillet 2005, la Commission générale de terminologie et de néologie (aujourd’hui Commission d'enrichissement de la langue française) donne sa recommandation sur les équivalents français du mot coach. Et il y en a ! tant pour le substantif que pour le verbe dérivé ! Bon courage à ceux qui souhaitent encore ranger le coach au garage et parler français !

Emprunté à l'anglo-américain, le terme coach, qui dérive lui-même de coche, d'abord utilisé dans le monde du sport pour désigner un entraîneur, s'est progressivement étendu, ainsi que ses dérivés coaching et coacher, au domaine des entreprises pour la formation et le perfectionnement du personnel. Il envahit désormais la sphère privée et s'applique à de multiples sortes de formation et de conseil proposées aux individus et touchant au développement personnel (life coaching).

Véritable phénomène de mode, le coaching est une profession en pleine évolution et en pleine expansion. Il donne lieu à un diplôme d'université et touche depuis peu à l'administration, dans le cadre de la formation continue.

  Des équivalents français sont déjà recommandés officiellement, notamment dans le domaine du sport : entraîneur, pour coach (JO du 22 septembre 2000), et dans celui de l'économie d'entreprise : mentor et mentorat (JO du 26 mars 2004). Dans les universités, les termes tuteur et tutorat ont reçu consécration, de même que moniteur de santé en médecine.

  L'emploi du terme mentor et de son dérivé mentorat semble bienvenu et doit pouvoir être étendu à plusieurs domaines autres que celui de l'entreprise. En effet, quel que soit le secteur où s'exerce cette activité en vogue, il s'agit d'une prise en charge individuelle ou collective des personnes, suivant des techniques de conseil et d'accompagnement personnalisé, en vue d'améliorer des comportements, de surmonter des difficultés et d'atteindre des objectifs professionnels ou de trouver un épanouissement personnel.

  Toutefois il convient de ne pas se priver de termes traditionnels parfaitement adaptés, comme entraîneur dans le domaine sportif ou répétiteur dans celui du spectacle ou de la musique, et se restreindre à une seule série lexicale, alors que ce champ sémantique est couvert par de nombreux verbes tels accompagner, aider, assister, conseiller, encadrer, entraîner, former, guider, soutenir, suivre…, qui peuvent parfaitement décrire l'activité du coach, de même qu'un seul verbe ne résume pas la fonction de maître ou de tuteur.

  Au Canada, pays touché depuis longtemps par ce phénomène, coaching a pour équivalent assistance professionnelle ou accompagnement professionnel.

Au Québec, le terme qui a été retenu pour coaching est accompagnement individuel et,  pour coacher,  le terme accompagner. 

  En conclusion, la Commission générale recommande d'utiliser les termes d'usage courant déjà implantés dans le domaine du vocabulaire considéré. Si le domaine est général, les termes accompagnement et accompagner, et, dans les cas où le domaine est plus précis, les termes mentor et mentorat.

 

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Québec : Ordre des francophones d’Amérique et Prix du 3-Juillet-1608

L’Ordre des francophones d’Amérique est une distinction décernée annuellement depuis 1978 par le Conseil supérieur de la langue française. Les insignes de l’Ordre sont constitués d’une médaille et d’une fleur de lys stylisée portée à la boutonnière, qui représente le symbole de l’Ordre.

Le Prix du 3-Juillet-1608 commémore la fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain et rappelle son importance historique pour les francophones d’Amérique. Par ce prix, le Conseil supérieur de la langue française veut rendre hommage à une organisation œuvrant en Amérique du Nord qui a rendu des services exceptionnels à une collectivité de langue française et à l’ensemble de la francophonie nord-américaine. Le Prix est constitué d’une œuvre d’art réalisée par un artiste québécois et d’une plaque commémorative gravée au nom de l’organisation lauréate.

Les récipiendaires et l’organisation lauréate reçoivent également un parchemin calligraphié, signé par le premier ministre du Québec, par le ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française ainsi que par le président du Conseil supérieur de la langue française.

Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter le site Web du Conseil sous l’onglet Prix et distinctions.

Source : Conseil supérieur de la langue française

Téléphone : 418 643-2740

Courriel : cslf@cslf.gouv.qc.ca

Site Web : www.cslf.gouv.qc.ca

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Merci à l'internaute qui m'a remémoré ces succulentes images sonores d'antan !

Les langues ont été, sont et seront toujours vivantes, n'est-ce pas ? Voici ce que le blondinet qui regarde l'heure sur la célèbre photo de Robert Doisneau devait entendre autour de lui :

-        Regarde-moi ça, t’es fagoté comme l’as de pique

-        Attention à n’pas te casser la margoulette !

-        Ils se sont encore monté le bourrichon !

-        Dis, je ne vais pas t’attendre jusqu'à la Saint Glin-Glin !

-        Doucement, ya pas le feu au lac !

-        Peu importe, c'est kif-kif bourricot !

-        Il est bientôt midi, faut qu’j’aille faire les commissions !

-        Laisse, ça n’tombera pas plus bas que par terre !

-        Garde tes vingt sous, ya pas d’petites économies !

-        Ben, on n'est pas sorti de l'auberge.

-        On ne va quand même pas en faire tout un fromage !

-        Je l’ai acheté parce que c’était en réclame.

-        Attends, faut pas mettre la charrue avant les bœufs !

-        Sans attendre, il a pris la poudre d'escampette.

-        Avec trois pernods, il va être beurré comme un Petit Lu !

-        Elle fait encore une tête de six pieds de long !

-        Attends, on n'est pas aux pièces !

-        Aussitôt dit, aussitôt fait, ça n’a pas fait un pli !

-        À traîner comme ça, il file un mauvais coton !

-        Quand même, faudrait pas brûler la chandelle par les deux bouts !

-        Vous savez, elle a payé rubis sur l’ongle !

-        Allez, on va faire ça à la bonne franquette !

-        Bon, parlons peu, mais parlons bien !

-        Tu sais, faut pas pousser Mémé dans les orties !

-        Elle a fait ni une ni deux !

-        Encore un(e) qui veut péter plus haut que son … !

-        Pas la peine de chercher midi à 14h !

-        Il a une descente que je n’aimerais pas remonter à vélo !

-        T’es déjà revenu, eh ben si tu y as pondu tu n’y as pas couvé !

 

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De Paris à Paris en 24 heures : Pari réussi pour le Tour du Monde de la Francophonie avec ses couleurs et ses accents !

Ça y est, TV5Monde vient de réussir un exploit, qui n’a peut-être pas fait exploser l’audience des médias français - l’hexagone a des murs tellement épais pour la majeure partie de l’intelligentzia parisienne – mais qui aura sans aucun doute un bel impact sur les francophones des cinq continents. Il y a ceux qui ont le français pour langue maternelle, ceux qui l’ont reçu en héritage d’une époque coloniale ou de protectorat et qui le partagent désormais avec une langue plus proche de leurs racines, ceux qui l’ont appris ou qui l’apprennent pour des raisons professionnelles ou culturelles.

Grâce aux animateurs motivés et aux invités judicieusement choisis, l’émission a bien mis en valeur le besoin croissant de francophonie dans certains pays, notamment en Asie, tandis que les départements et territoires d’outre-mer sont parvenus à revaloriser les langues indigènes, le créole et les langues des cultures d’immigration. Lahore, trésor du Pendjab, 2è ville du Pakistan, a besoin de professeurs de français pour satisfaire les demandes d’inscription aux cours de l’Alliance Française et appelle les entrepreneurs francophones à s’investir dans le pays. À Pondichéry (புதுச்சேரி en tamoul), six mille habitants ont la peau indienne et un passeport français, situation découlant des anciens comptoirs, et le lycée français est le plus grand de l’Asie méridionale. Au département français de la Réunion, c’est le créole qui a maintenant droit de cité, non pas pour supplanter le français, mais au contraire, pour améliorer de façon décomplexée l’apprentissage des deux langues, les écoles mettent en place des classes bilingues...

Le clou de la journée est réservé au plus grand pays francophone de la planète : le Congo-Kinshasa avec ses 80 millions d’habitants. Au côté du français langue officielle, il y a 4 langues nationales, le lingala, le kikongo, le swahili et le tshiluba, qui sont toutes des langues bantoues. L’un des invités a dit que les Congolais étaient tous copropriétaires de la langue française.

TV5 a en quelque sorte réussi à réaliser, à l'échelle de la planète, une assemblée des copropriétaires de la langue de Molière.

 

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