Les langues avec Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation Nationale

Les langues rentrent pour une part dans la nouvelle organisation des enseignements au collège selon l’arrêté pris par le nouveau ministre rappelant l’autonomie des établissements. Ainsi les collèges pourront prévoir une deuxième langue vivante à partir de la classe de 6e, sans nécessaire continuité avec le 1er degré. Ils pourront s’inscrire dans le cadre des langues et cultures européennes et dans celui des langues et cultures régionales.

Ces mesures sont énoncées de façon neutre et administrative. Suffisent-elles à induire une véritable aspiration à une politique européenne plurilingue, qui ouvre sur les richesses de toutes les "exceptions culturelles" et qui démontre l'insuffisance d'un tout-en-anglais réducteur de culture ?

 

Posté par OUI LES LANGUES à 11:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Avec Macron Paris défie Las Vegas, pour reprendre aux anglo-saxons le mot français entrepreneur

La francophonie gagnera par la « French Tech ». La 2è édition du Salon Viva Tech (à remarquer que la première en 2016 s’est déroulée sous la mandature de François Hollande) réunit à la Porte de Versailles 5.000 start-up et prévoit d’accueillir 50.000 visiteurs de 50 pays. Lors de sa visite, le nouveau président explique en français non seulement les mesures qu’il envisage pour les entreprises, mais aussi son intention de peser sur les mentalités des Français en faveur de la réussite entrepreneuriale. Lorsqu’il termine son allocution en anglais, il insiste sur le fait qu’il veut amener la France à fonctionner comme une start up, mais que pour cela il faudra encore marcher…

Or, depuis longtemps, le mot entrepreneur a fait son chemin dans la langue anglaise, témoin le mensuel économique américain The Entrepreneur fondé en 1977 et le film éponyme sorti en 2011, qui n’est autre que la traduction du film italien L’Industriale… Il est couramment utilisé par les anglo-saxons, prononcé comme en français avec l’accent tonique sur la dernière syllabe, avec ses dérivés l’adjectif entrepreneurial et le substantif abstrait entrepreneurship !

Allez les Jeunes Pousses !

Posté par OUI LES LANGUES à 12:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Stade de France & Wembley, rivalité & amitié

Nous sommes rivaux, mais ça ne nous empêche pas d’être amis, s’exclame un joueur français après la rencontre amicale France-Angleterre d’hier soir.

Cette formule s’applique en effet à ces deux peuples, issus d’une histoire en partage depuis un millénaire. Ils ont imposé leur influence sur les cinq continents, ils se sont constamment influencés l’un l’autre dans leur culture, ils ont échangé maintes fois dans l’histoire les mots et expressions de leur langue. Ils ont quelquefois montré leur unité de vue, souvent leur opposition. Or l’amitié est un sentiment profond qui, comme la photographie de naguère, ne fait surface qu’avec un révélateur : le malheur, le danger.

C’est le cas au stade de France, lorsque la Garde républicaine joue un succès du célèbre groupe Oasis de Manchester et que le public chante God save the Queen, pour partager l’émotion que le public de Wembley a offert à la France au lendemain du 13 novembre 2015.

La partie devant leurs yeux est bien loin pour le président Emmanuel Macron et la première ministre Theresa May. Comme Churchill et De Gaulle en 1940, ils sont imprégnés de la gravité de la situation de leurs pays et veulent partager leur détermination à conjuguer leurs efforts contre le terrorisme.

On voit bien là que nous vivons un moment très fort où se superposent la rivalité et l’amitié !

Et la langue de leurs échanges dans tout ça ? Il est à craindre que le bon élève Macron ne réitère le forfait de Clémenceau au traité de Versailles de 1919, à savoir sacrifier sa langue dans un souci d’efficacité qui masque mal une soumission.

Mais alors, si un ami se soumet à l’autre, peut-on encore parler d’amitié ?

Posté par OUI LES LANGUES à 15:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Sylvain Maillard, le premier député macronien au Palais Bourbon répond en allemand aux journalistes d'outre Rhin

C'est en allemand que Sylvain Maillard a répondu à la presse d'outre Rhin qui est venue ce jour l'interroger lors de son installation au Palais Bourbon. Au moins un qui ne donne pas d'emblée dans le tout-en-anglais ! C'est sans doute grâce à son ERASMUS à Munich et son service national à Stuttgart qu'il a pu se perfectionner dans la langue de Goethe. Ce qui prouve qu'il faut encore davantage inciter les jeunes Français à faire des stages et des voyages dans les autres pays d'Europe continentale et y pratiquent leur langue, le meilleur moyen pour qu'en retour les autres apprennent le français !

Posté par OUI LES LANGUES à 23:52 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Dégage ! Merci aux Tunisiens ! Petit Robert, pense à eux au lieu de te coucher devant la langue des cow-boys !

L'actualité française est marquée par un renouvellement spectaculaire des acteurs politiques du pays. Les médias utilisent le terme dégagisme, tiré du dégage! que les Tunisiens adressaient à leur président et ses soutiens pendant la révolte de 2011. Quel bonheur de voir surgir un néologisme qui ne vienne pas d'outre atlantique ! Quel bonheur de voir un peuple ami d'Afrique donner une belle leçon de francophonie aux français de l'hexagone, qui eux ne savent que se soumettre à la langue des plus forts, à l'instar du Petit Robert. En effet, ce supposé gardien du temple de la langue française vient de sortir son tout dernier cru lexicographique, aussi édifiant qu'horrible : liker, gameur, play list, storytelling, showcase, hacktivisme... il ne manque que helper... Tunisie, Maroc, Québec, au secours !!!

Posté par OUI LES LANGUES à 14:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]


L’Élysée passe de task force à centre national du contre-terrorisme

La structure que vient de mettre en place le président Macron vise à réagir en moins d’une demi-heure à une situation de crise, en mettant en commun les analyses et les ressources de différents organismes pour en déduire des stratégies transversales spécialement adaptées à des missions opérationnelles (une force pour une tâche), comme l’on faisait dans les batailles navales en détachant des navires de plusieurs escadrons pour une action ciblée.

Le terme anglais, en 2 syllabes accentuées, inspire efficacité et rapidité, mais sa prononciation semble donner du fil à retordre aux commentateurs des médias français. Tant mieux ! Ils pourront allonger leur temps d’antenne avec les 11 syllabes du très francophone centre national du contre-terrorisme, jusqu’à ce qu'ils inventent le sigle CNCT ! Et surtout, espérons ne plus entendre ce très stupide task force anti-daech !

Posté par OUI LES LANGUES à 09:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le plurilinguisme de la Vallée d’Aoste : arpitan, walser, italien, français.

Cette région italienne, la moins peuplée avec ses 130 mille habitants, confine au département français de la Savoie et au canton suisse du Valais. Son histoire est marquée successivement par la colonisation romaine, le royaume des Francs, l’empire de Charlemagne, le royaume de Bourgogne, le duché de Savoie, le royaume de Piémont-Sardaigne avec la parenthèse de la révolution française et de Napoléon Ier, qui vit la ville d’Aoste sous-préfecture du département de la Doire, pour aboutir à l’unification italienne de 1860.

Les langues pratiquées traditionnellement dans les vallées sont de l’arpitan, francoprovençal qu’on trouve en Suisse romande et dans les Alpes françaises et piémontaises. Toutefois, dans la vallée du Lys, on parle le walser, dialecte germanophone. Les langues officielles instituées par les pouvoirs politiques sont le français depuis les Ducs de Savoie, avant même que François Ier ne l’impose dans son royaume, puis l’italien à partir de 1860, surtout à l’époque fasciste de Mussolini. Depuis 1948, le français est langue officielle à côté de l’italien, ce qui constitue un des points forts de l’autonomie de cette région. Au niveau scolaire, le français est enseigné à tous les élèves, en plus de l’italien. Pour les emplois publics, dont l’enseignement, les postulants doivent passer un examen de français. Force est de constater que dans les rues d’Aoste en 2017, si beaucoup d’enseignes et de slogans sont écrits en français, on n’entend plus guère que de l’italien. Il faut aller dans les villages pour prendre sur le fait des locuteurs francophones ou dialectophones. Ce n’est que lorsqu’on monte aux cols du petit et du grand Saint-Bernard qu’on découvre la Savoie et le Valais complètement francophones.

 

Posté par OUI LES LANGUES à 13:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Macron en anglais aux Américains comme Churchill en français aux Français.

Après la déclaration du président des É-U sur le retrait de l’accord de Paris, le président français a superbement réagi dans son rôle de gardien du temple en adressant une allocution d’abord en français, puis en anglais. L’essentiel de son propos s’adressant aux citoyens américains désabusés, il les invite à prendre la France comme 2ème patrie. Va-t-on assister, suite au double désastre du brexit et du trumpisme, à un phénomène migratoire sensationnel des cerveaux anglo-saxons financiers et scientifiques vers Paris des lumières, laissant derrière eux leur première patrie gagnée par l’obscurantisme ?

Posté par OUI LES LANGUES à 13:51 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Mohammed VI reçoit la Grand-Croix de l'Ordre de la Pléiade au Palais-Royal de Fès

On a déjà vu que le roi du Maroc avait renoué avec l'Union Africaine en s'engageant à oeuvrer pour la recherche de la paix et du développement du continent. C'est ainsi que l'Assemblée Parlementaire de la Francophonie vient de lui remettre cette haute distinction pour son rôle déterminant dans la promotion des valeurs du dialogue et de la tolérance. La délégation venue la lui remettre au Palias Royal de Fès se compose des présidents de la XXVème Assemblée régionale Afrique de l'Assemblée Parlementaire de la Francophonie venant de Côte d'Ivoire, Congo, Mali, Madagascar, Cap Vert, Burundi et Maroc.

Posté par OUI LES LANGUES à 17:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le festival de Cannes et Bellucci, Kruger, Almodovar : grazie, danke, gracias !

Nul besoin d'être un cinéphile averti pour entendre parler du festival de Cannes. Et pour ceux qui aiment les langues de tous les pays, c'est aussi un plaisir d'entendre la voix de ces artistes s'exprimer dans la langue des frères Lumière ! Merci à Monica Bellucci, Diane Kruger, Pedro Almodovar et à tous les autres !

 

Posté par OUI LES LANGUES à 14:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]