L'Œuvre d'Orient nous rappelle l'histoire de l'enseignement français au Moyen Orient !

L’Œuvre d’Orient vient de rassembler à Beyrouth les représentants de l’enseignement catholique, que le président Macron a tenu à féliciter pour leur dévouement envers des populations d’enfants vivant parfois dans des conditions très difficiles.

Le directeur, Pascal Gollnisch, rappelle que plus de 400 mille jeunes suivent actuellement un enseignement en français dans les pays du Moyen-Orient. À Damas, à Alep, à Gaza, en Égypte et ailleurs, des établissements catholiques prodiguent leur travail d’éducation aux élèves, quelle que soit leur confession. Ce sont eux aussi et surtout les premiers de cordée du rayonnement de la France.

À ce propos, je signale le traité de Patrick Cabanel sur « la France et sa langue en Méditerranée orientale au début du XXème siècle », publié en 2007. L’auteur développe son étude selon laquelle il y avait en quelque sorte 3 confessions pour dispenser l’enseignement français dans l’espace méditerranéen : le français catholique, distribué par les missionnaires et les congrégations religieuses enseignantes ou hospitalières ; le français juif, répandu par les maîtres et maîtresses de l’Alliance israélite universelle fondée en1860 et le français laïque, qu’il le soit au sens républicain officiel dans les territoires coloniaux, protectorats compris, ou au sens militant et proprement missionnaire de la Mission laïque française (1902). Cet ouvrage passionnant montre bien l’heureux effet d’aubaine qu’a suscité l’opposition philosophique de ces courants et ce, quels que soient les gouvernements en place à Paris !