Le prix Nobel de la paix décerné à Denis Mukwege et l’hommage aux Invalides rendu à Charles Aznavour sont deux belles fiertés que la Francophonie peut mettre à son actif.

Le gynécologue congolais, Denis Mukwege, formé à Angers, a décidé d’exercer son beau métier dans sa ville natale, Bukavu, lorsqu’il a pu constater les dégâts effroyables causées au corps des femmes, celles-ci constituant pour les combattants des zones de conflits, non seulement un exutoire sexuel barbare, mais une arme de guerre. Le docteur Mukwege est appelé dans son pays l’homme qui répare les femmes. Espérons que ce prix Nobel de la paix ait une retombée utile sur le continent africain.

L’hommage à Charles Aznavour aux Invalides est l’adieu à un géant de la chanson française qui a sillonné le monde entier : 70 ans de carrière pour 180 millions de disques vendus, 82 pays parcourus et un répertoire de 1200 chansons, en français, ainsi que dans une dizaine de langues ! Son génie créateur suscite de nombreuses réactions. Serge Lama a osé faire une comparaison avec Modiano, le prix Nobel de littérature écrivant des chansons de 300 pages, tandis qu’Aznavour écrit des romans chantés en 3 minutes.

Ces 2 militants de la paix, du respect, de la tolérance, l’un par ses racines africaines, l’autre par ses racines caucasiennes sont de formidables exemples pour les nouvelles générations.