recherche d'origine commune des langues

Enfin la France soigne sa diplomatie culturelle !

(d'après lepetitjournal.com, toujours excellent)

L’Institut Français voit son budget augmenter de 2 millions d’euros en 2019, ce qui n’était pas arrivé depuis 2011.

Son président, Pierre Buhler, et Anne Tallineau, sa directrice générale, exposent leur politique consistant en trois grandes missions : la promotion et l’accompagnement de la culture française et de la langue française et le développement d’échanges avec d’autres cultures, particulièrement avec les pays émergents et le continent africain. Ils mobilisent tous les acteurs pour suivre la phrase lancée en mars dernier par le président Macron : ayons une vision nouvelle, décomplexée, de la francophonie et du multilinguisme. D’où le programme Afrique et Caraïbes, la saison France-Roumanie et la multiplication d’invitations de professionnels étrangers à des rencontres fédératrices. Le catalogue de spectacles à faire tourner sera étoffé et on comptera sur les collectivités territoriales.

Judith Roze,  directrice du département Langue française, livre et savoirs, rappelle que le français est la 5ème langue la plus parlée dans le monde, la 3ème  dans les affaires et la 2ème la plus apprise, après l'anglais.  Forte d’un réseau de plus de 800 alliances françaises dans 132 pays, l’État pourra également compter sur des outils tels que « IF classe » ou « Label L », pour accompagner les enseignants de français dans le monde et promouvoir le français dans un contexte plurilingue professionnel - dans le tourisme notamment.  Un vaste concours d’éloquence international à destination de jeunes apprenants en français issus d'une dizaine de pays sera organisé avec Eloquentia. La finale aura lieu à Paris à la fin de l’année. 

Ainsi le bon sens devrait l’emporter dans nos hautes sphères : Instituts, Alliances et Services des ambassades devront mieux coordonner et répartir leurs actions. Le déménagement du siège de l'Institut dans les locaux historiques de l'Alliance française, boulevard Raspail à Paris, se confirme. La fondation va transférer sous peu ses missions de soutien pédagogique et professionnalisation du personnel à l’Institut Français, et conservera l’animation du réseau et la protection de la « marque » Alliance Française.

Bref, la France a des atouts pour rayonner culturellement. Son président, bien que sachant utiliser correctement l’anglais quand il le faut, semble convaincu de marquer d’un sceau très fort la volonté de faire que le français tienne sa place dans le monde. Il reste à convaincre une bonne partie de l’élite française d’adopter un comportement ad hoc, sans doute devrait-elle faire un stage obligatoire au Québec ! Il reste à convaincre les Européens de faire vivre leurs langues sans soumission à l’impérialisme anglo-saxon. Que ces Européens doivent réaliser leurs échanges dans leurs langues respectives, que l’on doit enseigner aux plus jeunes.

Ayons une vision nouvelle, décomplexée, du multilinguisme de notre continent !